Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé le jeudi 6 novembre sur son compte X le lancement d’un vaste plan d’urgence pour un nouveau visage de la capitale congolaise. L’initiative, baptisée Kinshasa Ezo Bonga, vise à améliorer la salubrité urbaine et la fluidité de la circulation à travers une série de mesures concrètes.
Nous avons réuni les membres de l’exécutif provincial, les responsables des services d’assainissement et plusieurs experts du secteur. Objectif : définir des mesures fortes pour soutenir le plan d'urgence d’assainissement et de restauration de l’ordre public, qui démarre dès ce vendredi 7 novembre 2025, a écrit le gouverneur.
Un programme axé sur l’assainissement et la mobilité
Selon Daniel Bumba, la phase pilote du programme concernera les principaux axes de la ville, du boulevard Lumumba à Kintambo magasin, en passant par Sendwe, Triomphal, Libération et le boulevard du 30 Juin.
Les actions prioritaires incluent :
L’évacuation des déchets et le curage renforcé des caniveaux,
L’embellissement et la pose de bacs à ordures sur les grands boulevards,
L’éradication des marchés et garages pirates,
La réparation des nids-de-poule et l’amélioration de la signalisation routière.
Une task force spéciale sera chargée du suivi et de la coordination, avec une première évaluation prévue pour le 11 novembre. “Ensemble, redonnons à Kinshasa sa fierté et sa beauté !”, a conclu le gouverneur.
La réaction constructive de Gaël Bussa
Parmi les nombreuses réactions suscitées par cette annonce, celle du député honoraire Gaël Bussa a retenu l’attention par son ton à la fois encourageant et critique.
Tout en félicitant le gouverneur pour l’initiative, l’ancien élu a tenu à attirer son attention sur deux points essentiels : le curage des caniveaux et la gestion des chantiers routiers.
Souvent, après les opérations, les immondices restent plusieurs jours sur la chaussée : la voie se rétrécit, la ville redevient sale et à la première pluie, ces déchets retournent dans les caniveaux. Possible de coupler curage et évacuation immédiate, a-t-il écrit sur X, avant de recommander que ces travaux soient effectués tôt le matin ou la nuit pour éviter les embouteillages.
Concernant les réparations de voiries, Gaël Bussa a dénoncé la lenteur de certains travaux à Kintambo, où des avenues restent fermées depuis des mois pour des chantiers de courte distance. Il a plaidé pour une approche progressive, “avenue par avenue, selon les moyens disponibles”, afin d’éviter de bloquer plusieurs axes à la fois.
L’ancien député a également insisté sur la nécessité d’une meilleure communication :
Il arrive souvent que certains travaux débutent sans informer, et la population les découvre au réveil avec des routes déjà bloquées. Une communication 48h à l’avance sur les fermetures aiderait la population à mieux s’organiser.
Entre ambition et réalisme
Le plan d’urgence du gouverneur Daniel Bumba marque une volonté politique claire de redonner à Kinshasa son éclat et de restaurer l’ordre urbain. Cependant, les remarques de Gaël Bussa rappellent que la réussite de ce programme dépendra aussi de sa méthode d’exécution et de sa coordination sur le terrain.
Entre ambitions gouvernementales et attentes citoyennes, Kinshasa Ezo Bonga s’annonce comme un test grandeur nature pour l’équipe provinciale de Daniel Bumba.
Le Tremplin