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FEKACO : Claude Tshisekedi en porte-à-faux avec la vision du chef de l’État

La crise qui secoue la Fédération de karaté-do du Congo (FEKACO) dépasse désormais le cadre sportif. Elle s’invite, de manière indirecte mais réelle, dans le champ de l’image politique, à travers un nom : Tshisekedi. Et c’est précisément là que les actes de Claude Tshisekedi Kalubi posent problème.


En s’inscrivant dans une dynamique contestée, marquée par des initiatives jugées illégales et en contradiction avec des décisions de justice, Claude Tshisekedi projette une image en décalage avec la ligne défendue au sommet de l’État. Car depuis plusieurs années, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’efforce d’ancrer son action dans la consolidation de l’État de droit, érigé en pilier central de sa gouvernance.


Or, dans le dossier FEKACO, tout semble raconter l’inverse : contestation de la légalité, remise en cause de décisions judiciaires, et volonté d’imposer une direction parallèle. Cette posture crée un contraste difficile à ignorer. Elle donne le sentiment d’un double discours autour d’un même patronyme, là où l’exigence de cohérence est pourtant essentielle.


Le mémorandum des présidents des Ligues provinciales, soutenu par une majorité significative (11 sur 16), vient justement cristalliser ce malaise. En rappelant avec insistance le primat des décisions de justice et la légitimité de Me Freddy L’A Kombo, les signataires replacent le débat sur le terrain des principes. Mais en filigrane, leur démarche met aussi en lumière un risque plus large : celui de voir une crise sportive ternir, même indirectement, une image politique en construction.


Ce décalage est d’autant plus frappant que, dans le même temps, le chef de l’État capitalise sur des avancées notables dans le secteur sportif : succès organisationnels, investissements dans les infrastructures, valorisation des athlètes et performances historiques des Léopards. À l’opposé, la crise à la FEKACO renvoie une image de désordre et de rivalités internes.


Ainsi, en cherchant à s’imposer dans un contexte controversé, Claude Tshisekedi ne fragilise pas seulement l’unité du karaté congolais. Il contribue aussi à brouiller la lisibilité d’un nom fortement associé à une vision politique basée sur la légalité et les institutions. Dans un pays où les symboles comptent, ce type de dissonance n’est jamais neutre.


Le mémorandum apparaît alors comme bien plus qu’un simple acte de contestation : il est aussi, en creux, un appel à la cohérence. Entre héritage politique et pratiques sur le terrain, l’écart ne peut durablement se creuser sans conséquences.


Tom’s Kapaya


Ci-dessous l'intégralité du mémorandum :

MÉMORANDUM OFFICIEL DES PRÉSIDENTS DES LIGUES DE KARATÉ-DO DE LA RDC À L'ATTENTION DES AUTORITÉS POLITIQUES, ADMINISTRATIVES, JUDICIAIRES ET SPORTIVES


Nous, Présidents des Ligues de Karate-Do de la République Démocratique du Congo, membres du Bureau Fédéral de la FEKACO, réunis en session extraordinaire, en présentiel comme en visioconférence, et ce conformément aux Statuts de la FEKACO, spécialement en ses articles 44 et 52 au regard de la crise persistante qui secoue la Fédération de Karaté-Do du Congo (FEKACO), prenons à témoin l'opinion nationale et internationale, ainsi que toutes les autorités compétentes, sur la gravité des dérives observées.

1. CONSTAT GRAVE ET PRÉOCCUPANT

Depuis plusieurs mois, la FEKACO est confrontée à une crise artificiellement entretenue, caractérisée par:

⚫ la violation délibérée des Statuts et règlements de la Fédération;

⚫ la tenue d'assemblées illégales, notamment celles du 22 Décembre 2025 et du 10 avril 2026, en contradiction flagrante avec les textes;

⚫ le mépris des décisions judiciaires définitives ayant réhabilité le Président Fédéral légitime;

la persistance d'un bicéphalisme de fait, portant atteinte à l'image du Karaté congolais.

Ces faits, déjà dénoncés par d'autres canaux, ont aujourd'hui atteint un niveau critique mettant en péril l'existence même de notre discipline.

II. RAPPEL DES FAITS ET DE LA LÉGALITÉ

Nous rappelons avec force que :

La prétendue suspension du président de la Fédération, sur fond de laquelle une prétendue assemblée générale pourrait être envisagée, a été annulée par la justice et dont l'arrêt au second degré a confirmé l'œuvre du premier juge;

Et même les résolutions de la fameuse assemblée du 22 Décembre ont été frappées de suspension par la justice.

En conséquence, Maître L'A KOMBO FREDDY demeure le Président Fédéral légitime;

Toute initiative, réunion ou décision prise en contradiction avec ces jugements constitue une violation flagrante de l'autorité de la chose jugée;

Les actes posés par certains membres du Bureau Exécutif, du reste suspendus, n'engagent pas la Fédération, mais relèvent d'une responsabilité individuelle.

III. DÉNONCIATION FORMELLE

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté:

la poursuite d'actions illégales et provocatrices, malgré les décisions de justice;

⚫ la volonté manifeste d'imposer une direction parallèle de la FEKACO;

⚫ les tentatives de manipulation des Ligues et des partenaires;

la banalisation de l'anarchie institutionnelle au sein d'une structure sportive nationale.

Nous considérons ces actes comme une atteinte grave à l'État de droit, à l'éthique sportive et à l'unité du Karaté Congolais.

IV. INTERPELLATION DES AUTORITÉS

Au Gouvernement de la République (Ministère des Sports et Ministère de la Justice)

Nous appelons à :

garantir le respect strict des décisions judiciaires;

éviter toute ingérence contraire aux lois en vigueur;

favoriser une solution durable fondée sur la légalité.

Aux autorités judiciaires

Nous sollicitons:

la protection de l'autorité de la chose jugée;

des mesures appropriées contre toute violation persistante des décisions rendues.

Aux instances internationales: UFAK et WKF

Nous demandons:

de se conformer aux textes et aux décisions judiciaires nationales;

de ne reconnaître que les instances légalement établies.

Aux partenaires et sponsors

Nous recommandons:

de faire preuve de prudence et de responsabilité;

de ne pas soutenir des initiatives issues d'organes illégitimes.

V. POSITION DU COMITE FÉDÉRAL

Nous réaffirmons:

notre attachement indéfectible à la légalité et aux textes;

notre soutien total au Président Fédéral légalement réhabilité;

notre détermination à faire échec à toute tentative de déstabilisation.

Nous nous réservons le droit d'engager toutes les actions légales nécessaires contre les auteurs de ces dérives.

VI. APPEL À LA RESPONSABILITÉ COLLECTIVE

Nous appelons:

tous les karatékas à refuser toute manipulation;

les dirigeants à privilégier le dialogue dans le respect des lois;

les Ligues à rester unies face à la crise.

VII. CONCLUSION

Le Karaté est une école de discipline, de respect et de vérité.

Le bafouer, c'est trahir ses fondements.

Nous refusons que le Karaté Congolais soit pris en otage par des intérêts personnels.

Ainsi fait ce 11 Avril 2026

LIS PRÉSIDENTS DES LIGUES 


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