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Arlette Butela, artisane d’une réparation pour les Léopards dames mondialistes

 

C’est une avancée majeure, longtemps attendue, qui vient de s’opérer dans les coulisses du sport congolais. Les anciennes joueuses de l’équipe nationale féminine, qualifiées pour une Coupe du monde il y a une dizaine d’années dans une discrétion presque incompréhensible, viennent d’obtenir une reconnaissance officielle de l’État congolais.


À l’origine de cette percée : Arlette Butela Lobali, candidate à la présidence de la Ligue nationale de football féminin (LINAFF). Celle que beaucoup décrivent comme une femme de conviction et d’engagement a conduit une délégation des “mondialistes dames” auprès du ministre des Sports, Didier Budimbu. Objectif : réparer une injustice historique.


Le résultat est sans équivoque. Le ministre a accepté de reconnaître ces joueuses au même titre que les héros masculins de 1968 et 1974, figures emblématiques du football congolais. Une décision forte, symbolique et politique, qui remet enfin les pendules à l’heure.

Une génération sacrifiée, un exploit minimisé

Pendant des années, ces athlètes ont vécu dans l’ombre d’un exploit pourtant réel. Leur qualification à une compétition mondiale n’a jamais bénéficié de la visibilité ni de la reconnaissance méritées. Pire, dans l’opinion publique, le doute s’était installé, certains allant jusqu’à remettre en question la réalité même de leur participation.


Et pourtant, derrière cette performance, il y avait des sacrifices immenses : absence de primes, conditions précaires, manque de soutien institutionnel. Une génération entière a porté haut les couleurs du pays sans jamais recevoir en retour la considération due à son rang.

Une réparation historique en marche

La décision du ministère ne se limite pas à une reconnaissance symbolique. Elle s’accompagne d’une mesure concrète : la mécanisation de ces anciennes internationales. En d’autres termes, elles bénéficieront désormais d’un statut officiel et d’une prise en charge, comme leurs homologues masculins d’antan.


Cette avancée intervient dans un contexte particulier, marqué par la qualification récente des Léopards messieurs à une compétition majeure, 52 ans après l’épopée de 1974. Une coïncidence qui renforce la portée de cette décision : celle de rééquilibrer la mémoire sportive nationale.

Arlette Butela, un lobbying assumé

Si certains évoquent un “lobbying payant” dans le cadre de sa candidature à la tête de la LINAFF, difficile de nier l’impact concret de l’action d’Arlette Butela Lobali. Là où les discours ont longtemps dominé, elle a posé un acte tangible.


En redonnant une voix à ces femmes oubliées, elle s’inscrit dans une dynamique de réhabilitation du football féminin congolais, souvent relégué au second plan. Son initiative pourrait bien marquer un tournant dans la gouvernance et la considération de cette discipline.

Vers une nouvelle ère pour le football féminin ?

Cette reconnaissance pourrait ouvrir la voie à d’autres réformes : meilleure structuration du championnat féminin, valorisation des talents locaux, et surtout, un changement de regard sur les performances des femmes dans le sport.


Pour les “mondialistes dames”, c’est la fin d’un long silence. Pour le football congolais, c’est peut-être le début d’une prise de conscience.

Une chose est sûre : l’histoire est en train de s’écrire à nouveau, avec, cette fois, toutes ses héroïnes.


Le Tremplin



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