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Accueil des migrants : "La RDC n’est pas une poubelle", Ados Ndombasi (Tribune)

 
Le régime de M. Félix Tshisekedi doit comprendre que la RDC n’est pas un dépotoir migratoire, ni une terre de déportation, ni un fourre-tout.

Notre hospitalité de 1994 nous a coûté très cher :– Plus de 10 millions de compatriotes ont perdu la vie ;

– 8 millions de déplacés internes ;

– 600 000 Congolaises et Congolais vivent dans des camps de réfugiés, dans des conditions infrahumaines ;

– En dehors de nos frontières, plus d’un million de Congolais sont réfugiés au Rwanda, en Ouganda, en Tanzanie, en Zambie, au Kenya et au Burundi.

Voilà les conséquences de notre hospitalité de 1994.

Par ailleurs, le régime de M. Tshisekedi se permet, sans véritable débat de fond au Parlement congolais, d’envisager l’accueil de migrants à l’identité peu connue sur notre territoire.

Par cet acte, M. Félix Tshisekedi donne le sentiment aux filles et fils de la République démocratique du Congo que leur avenir est relégué au second plan, et que leurs intérêts ne sont pas prioritaires.

Quid du rôle du Parlement en République démocratique du Congo ?

La RDC ne peut se poser en sauveur tant que ses propres problèmes sécuritaires, multiples et persistants, ne sont pas résolus.

En effet, la recrudescence des braquages, les phénomènes kuluna et Mobondo, les enlèvements et d’autres formes de criminalité contribuent à fragiliser davantage le tissu social.

Dans ce contexte, l’accueil de migrants expulsés des États-Unis d’Amérique suscite de nombreuses inquiétudes au sein de la population.

Tout porte à s’interroger sur les motivations réelles de cette décision.

Qui sont réellement ces migrants ?

Des personnes en situation irrégulière ?

Des individus ayant un passé judiciaire ?

Des profils à risque ?

Ces interrogations méritent des réponses claires et transparentes.

La crainte d’éventuelles infiltrations criminelles ou d’abus n’est pas à écarter dans un contexte déjà marqué par des tensions sécuritaires.

Certains estiment que cette initiative pourrait également représenter un risque pour les valeurs sociales, culturelles et la stabilité des communautés locales.

On ne peut prendre à la légère une décision aux implications aussi importantes.

Dans une période marquée par une fragilité sécuritaire persistante, notamment dans l’Est du pays, une telle orientation politique soulève des préoccupations légitimes.

La RDC ne saurait assumer de nouvelles responsabilités internationales sans garantir d’abord la sécurité et le bien-être de sa propre population.

C’est pourquoi un appel est lancé à la vigilance citoyenne face à cette initiative perçue comme risquée.

Les Congolaises et les Congolais, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, sont invités à s’informer, à débattre et à s’exprimer sur cette question majeure, notamment à travers les mécanismes démocratiques disponibles.

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