La Cour militaire de Kinshasa-Gombe a ouvert ce jeudi 26 février la première audience du procès opposant les familles Likulia/Mushobekwa à Philemon Mambabwa, haut cadre de l’Agence nationale de renseignements (ANR). Cette audience introductive s’est tenue en présence des parties civiles, mais en l’absence du prévenu principal.
L’ex-ministre des Droits humains Marie-Ange Mushobekwa, mère de Claudien et Christopher, ainsi qu’Alissa Ntabaza, mère de Noa, ont comparu devant la juridiction militaire en qualité de parties civiles. Deux policiers sur les sept poursuivis dans ce dossier étaient également présents à la barre en tant que prévenus.
En revanche, Philemon Mambabwa, poursuivi notamment pour torture et incitation de militaires à commettre des crimes, ne s’est pas présenté devant la Cour. Ses avocats ont justifié cette absence par les obligations professionnelles de leur client, évoquant des charges d’État auxquelles il ne pouvait se soustraire.
Face à cette situation, la Cour militaire a décidé de renvoyer l’audience au 5 mars prochain, tout en exigeant la comparution personnelle du prévenu principal lors de la prochaine séance.
Selon des éléments rappelés au cours de l’audience, l’Auditorat général avait déjà saisi l’Administrateur général de l’ANR afin que Philemon Mambabwa soit relevé de ses fonctions et mis à la disposition de la justice militaire. À ce stade, cette mesure ne semble pas avoir été exécutée, la défense invoquant toujours les responsabilités publiques de l’intéressé.
Ce dossier, suivi de près par l’opinion publique à Kinshasa, pourrait connaître un tournant décisif lors de la prochaine audience, désormais attendue pour clarifier la position du prévenu principal face aux charges retenues contre lui.