À l’occasion de cette prise de parole, le chef des droits de l’homme de l’ONU a pointé du doigt des politiques et des discours qui, selon lui, exposent les migrants à des abus désormais " fréquents". Il a notamment dénoncé un traitement néfaste, alimenté par des stratégies de stigmatisation et de désignation de boucs émissaires, dans un contexte marqué par une montée de l’hostilité xénophobe.
Un appel au respect de la dignité humaine
Volker Türk a exhorté les autorités américaines à respecter la dignité humaine de toutes les personnes migrantes, indépendamment de leur statut, et à garantir le droit à une procédure régulière, pilier essentiel de l’État de droit. Pour l’ONU, les politiques migratoires ne sauraient justifier des violations des droits fondamentaux ni la remise en cause des engagements internationaux en matière de protection des réfugiés.
"Les migrants et réfugiés ne doivent pas être traités comme des menaces, mais comme des êtres humains porteurs de droits", a rappelé le Haut-Commissaire, appelant à un changement de ton et de pratiques au plus haut niveau de l’État.
Une inquiétude face à la banalisation des abus
L’ONU se dit particulièrement préoccupée par la banalisation des abus et par un climat politique qui favorise la peur et la division. Selon Volker Türk, ces dérives risquent non seulement de fragiliser les populations migrantes, mais aussi d’éroder les valeurs démocratiques et humanistes que les États-Unis affirment défendre sur la scène internationale.
Un message à portée globale
Au-delà du cas américain, cette déclaration s’inscrit dans un message plus large adressé à l’ensemble des États : la gestion des migrations doit rester conforme au droit international et aux principes universels des droits de l’homme. L’ONU rappelle que la migration est un phénomène mondial qui exige des réponses humaines, responsables et solidaires, loin de toute instrumentalisation politique.
Pour Volker Türk, le respect des droits des migrants n’est pas une option, mais une obligation morale et juridique. Un avertissement clair, alors que la question migratoire continue de polariser le débat public aux États-Unis et ailleurs dans le monde.
Le Tremplin