Type Here to Get Search Results !

FRIVAO : Ngefa rassure les députés de la Tshopo et promet une indemnisation juste

 

Le dossier sensible de l’indemnisation des victimes des guerres de six jours de Kisangani était au cœur d’une importante réunion tenue ce jeudi entre le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, et le caucus des députés nationaux de la province de la Tshopo.

Conduite par l’honorable Anastasie Moleko, la délégation parlementaire est venue faire le point sur l’évolution du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), un mécanisme longtemps attendu par les victimes mais aussi fortement controversé dans son exécution.

Dans un message publié le même jour sur son compte X , le ministre de la Justice a indiqué que les échanges ont porté sur "l’évolution du processus et les mesures déjà engagées pour relancer ce dossier dans le strict respect de la loi". Il a insisté sur une priorité inchangée : "garantir une réparation juste, effective et digne pour toutes les victimes".

Un dossier lourd de soupçons et de dérives passées

Si la relance du FRIVAO suscite de nouveaux espoirs à Kisangani, elle intervient dans un contexte marqué par de nombreuses plaintes et dénonciations enregistrées par le passé. Plusieurs victimes, organisations de la société civile et acteurs locaux avaient en effet pointé du doigt :

•des procédés opaques de sélection, avec des listes de victimes qualifiées de "fabriquées ";

•des allégations de rétro-commissions ;

•et des soupçons de détournement des fonds d’indemnisation, au détriment des véritables victimes des affrontements meurtriers de juin 2000.

Ces accusations avaient profondément ébranlé la crédibilité du processus et alimenté la frustration, voire la colère, au sein des populations concernées.

La promesse d’un nouveau départ

Conscient de ces précédents, le ministre Guillaume Ngefa affirme vouloir rompre avec les pratiques décriées. Il a rassuré les élus de la Tshopo sur les "avancées enregistrées" et a réaffirmé son engagement à conduire ce dossier avec  "transparence, responsabilité et humanité" .

La mémoire des victimes et les attentes des familles exigent de nous rigueur, vérité et constance , a-t-il déclaré, soulignant la dimension morale et historique du dossier FRIVAO.

À l’issue de la rencontre, les députés nationaux de la Tshopo ont, de leur côté, appelé les populations concernées au calme et à la confiance, tout en rappelant que le processus fait désormais l’objet d’un suivi rigoureux au plus haut niveau de l’État.

Un test de crédibilité pour l’État congolais

Plus de deux décennies après les guerres de six jours, le dossier FRIVAO reste un test majeur de crédibilité pour les institutions congolaises. Pour les victimes de Kisangani, il ne s’agit pas seulement d’argent, mais de reconnaissance, de justice et de réparation morale.

La relance annoncée sous la houlette du ministère de la Justice est donc attendue au tournant. Cette fois, préviennent plusieurs observateurs, la transparence ne devra pas être un slogan, mais une pratique vérifiable, afin que justice soit réellement rendue et que les droits des vraies victimes soient pleinement reconnus.


Le Tremplin

Enregistrer un commentaire

0 Commentaires
* Please Don't Spam Here. All the Comments are Reviewed by Admin.

Below Post Ad