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Tshisekedi–Kagame : Trump impose son agenda

 

La lecture de Jacques Ndarabu sur le “hard power” version Trump

Alors que les tensions restent vives entre Kinshasa et Kigali, le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame sont annoncés à Washington ce 4 décembre 2025, à l’invitation, ou plutôt sous l’insistance, de l’administration américaine. Une évolution qui intervient après plusieurs semaines de déclarations tranchées, laissant croire que l’un comme l’autre refuseraient catégoriquement un tel déplacement.


Pour Jacques Ndarabu, diplômé en relations internationales, cette convocation de Washington illustre parfaitement la résurgence du “hard power” américain, notamment sous l’impulsion du président Donald Trump.

Le retour assumé de la diplomatie coercitive

Avec Trump, nous assistons à la renaissance d’une diplomatie de contrainte”, analyse Ndarabu. Loin des codes traditionnels basés sur la courtoisie, la négociation et le compromis, le président américain privilégie un style abrupt, marqué par menaces, pressions directes, intimidations et ultimatums. Une logique où les dirigeants étrangers se voient, de facto, forcés d'obtempérer.


Selon Ndarabu, cette méthode peut certes produire des résultats rapides, mais conduit souvent à des solutions superficielles :

Vouloir régler la crise entre la RDC et le Rwanda sans s’attaquer à ses causes profondes, c’est construire une paix fragile, une paix à la Trump.

Des déclarations catégoriques… suivies d’un revirement imposé

Ces dernières semaines, Kigali et Kinshasa avaient pourtant martelé leurs positions :

Paul Kagame déclarait publiquement ne pas être certain de se rendre à Washington, laissant entendre que “ces histoires” ne le concernaient pas. 

Félix Tshisekedi affirmait ne pas envisager un déplacement tant que des troupes rwandaises se trouveraient encore sur le sol congolais.

Deux lignes rouges balayées sous la pression internationale : malgré ces prises de position tranchées, les deux dirigeants seront bel et bien à Washington.

Une rencontre sous tension

La réunion du 4 décembre s’annonce déterminante. L’administration Trump veut obtenir des engagements concrets, alors que les opinions publiques congolaises et rwandaises s’interrogent sur les véritables intentions de Washington.


Pour Ndarabu, l’enjeu dépasse la simple médiation : “Ce sommet testera la capacité des États-Unis à imposer une paix durable dans une région où les crises sont anciennes, complexes et profondément enracinées.”

Et maintenant ?

Entre bras de fer diplomatique, pressions américaines et suspicion mutuelle persistante entre Kigali et Kinshasa, l’avenir immédiat demeure incertain.

La suite des événements, seule la nature nous en dira plus”, conclut Ndarabu, laissant entendre que cette initiative pourrait autant représenter une opportunité qu’un risque.


Le Tremplin 





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