Kinshasa se prépare à accueillir un nouvel événement sportif d’envergure : le Championnat International des Jeunes de la Francophonie en judo, prévu les 5 et 6 décembre 2025. L’annonce officielle a été faite lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 22 novembre au stade Tata Raphaël, en présence de Nicolas Lianza Likwale, président de la FENACOJU et coordonnateur général de la compétition.
21 pays, 21 délégations et une compétition U21
Dans la continuité des IXᵉ Jeux de la Francophonie organisés en 2023, ce tournoi rassemblera 21 pays francophones. Particularité notable : la limite d’âge fixée à 21 ans, en parfaite adéquation avec le nombre de délégations invitées.“Cette compétition sera strictement réservée aux athlètes U21”, a rappelé Nicolas Lianza, insistant sur la vocation du championnat : préparer, occuper et valoriser la jeunesse sportive francophone.
L’événement s’inscrit entièrement dans le Festival du Sport francophone, programme annuel initié par la Confédération Internationale des Unions Sportives Francophones (CIUSF) afin de maintenir une dynamique sportive entre deux éditions des Jeux. Après le tennis de table en Côte d’Ivoire en 2024, c’est le judo qui est placé à l’honneur en 2025.
Deux sites principaux retenus
L’organisation reposera sur deux infrastructures modernisées : Le complexe du stade Tata Raphaël : centre d’hébergement, de restauration et d’entraînement des délégations ; Le gymnase du stade des Martyrs : site des combats officiels et cœur du village sportif. Un village sportif extérieur animera également les abords du gymnase, avec démonstrations, animations et stands fédéraux. Nicolas Lianza a souligné l’implication personnelle du ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, dans la coordination opérationnelle du projet.
Les Léopards en ordre de bataille
La RDC alignera 28 judokas, sélectionnés au sein des Ligues provinciales du Kongo central, de Kinshasa et d’autres provinces. Le président de la FENACOJU s’est également réjoui du retour de Gédéon Kasota, alias “Zibiyu la force du lion”, désormais autorisé à concourir après avoir purgé sa sanction antidopage de deux ans. Le chapitre antidopage restera central lors de la compétition : des tests aléatoires seront organisés pour garantir l’intégrité sportive.
Des commissions pour structurer l’organisation
Six commissions ont été mises en place afin d’assurer le bon déroulement de ce rendez-vous international : Sécurité, Accueil et protocole; Technique; Logement et restauration; Médicale;
Transport. Chaque commission couvrira un pan essentiel du dispositif organisationnel.
Un village sportif dynamique autour du judo
Autour de la discipline phare, plus de 16 sports seront mis à l’honneur : taekwondo, karaté, lutte, boxe, sambo, nzango, jiu-jitsu brésilien, roller, jonglerie sportive, mukumbusu, pinda-kai, football freestyle, tang soo-do, lekis-ball, sport à corde, entre autres.
Le village sportif proposera : 12 stands partenaires,16 espaces de restauration, 40 000 visiteurs attendus. Une capacité globale de 5 000 spectateurs (dont 2 500 au gymnase et 2 500 dans les fan-zones).
Une participation internationale en progression
À ce jour, 16 délégations ont officiellement confirmé leur participation, dont la France, le Canada, la Côte d’Ivoire et le Congo-Brazzaville. Les organisateurs s’attendent à atteindre le chiffre complet de 21 pays invités.
Sur le plan sportif, la RDC et le Congo-Brazzaville ont déjà finalisé leurs effectifs (respectivement 28 et 20 athlètes), tandis que les autres nations complètent actuellement leurs inscriptions via la plateforme de la CIUSF.
“La RDC est prête”
Fortes des infrastructures rénovées en 2023, les autorités assurent que Kinshasa est prête à accueillir ce rendez-vous majeur. Près de 200 chambres sont déjà disponibles pour les délégations, et les derniers ajustements sont en cours pour garantir un accueil optimal.
Le Tremplin