À quelques jours des manifestations annoncées pour le 22 juillet 2026, Jean-Claude Katende, président de l'Association africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO), a vivement critiqué l'initiative de l'Union sacrée de la Nation (USN) de mobiliser ses militants le même jour que l'opposition.
Dans un message publié sur le réseau social X, le défenseur des droits humains qualifie cette démarche d'« acte subversif ». Selon lui, il n'appartient pas à une plateforme politique d'assurer la protection du Président de la République.
« La manifestation de l'USN prévue le même jour, le 22 juillet 2026, que celle de l'opposition est un acte subversif. Il ne revient pas à l'USN de protéger le Président de la République. Les forces de sécurité ont la charge de protéger le Président et d'empêcher tout acte subversif contre lui et sa famille », écrit Jean-Claude Katende.
Le président de l'ASADHO estime que toute tentative de se substituer aux services de sécurité constitue une entorse au cadre légal. "S'emparer d'une attribution reconnue aux forces de sécurité est une violation de la Constitution. C'est un acte illégal. L'USN n'a aucun mandat pour protéger le Président de la République", poursuit-il.
Cette réaction intervient dans un contexte de fortes tensions politiques. La coalition de l'opposition C64 maintient son appel à manifester contre le projet de réforme constitutionnelle, tandis que l'USN a également annoncé une mobilisation le 22 juillet, affirmant vouloir soutenir les institutions de la République.
À l'approche de cette échéance, les appels au calme et au respect des libertés publiques se multiplient. Les autorités sont particulièrement attendues sur leur capacité à garantir la sécurité de tous les citoyens ainsi que l'exercice des droits consacrés par la Constitution, dans un climat politique de plus en plus polarisé.
Le Tremplin
