À l'heure où la République démocratique du Congo est traversée par un vif débat autour d'un éventuel changement de la Constitution, Adam Bombole a choisi de revenir aux faits historiques. Dans un message publié ce dimanche, l'homme politique a rappelé les résultats officiels du référendum constitutionnel de décembre 2005, qui a conduit à la promulgation de la Constitution du 18 février 2006.
Se présentant comme une contribution « sans parti pris, pour information et à titre de rappel pour l'histoire », Adam Bombole souligne que la Constitution de 2006 avait été approuvée par 84,31 % des suffrages exprimés. Selon les chiffres officiels de la Commission électorale indépendante (CEI), confirmés par la Cour suprême de justice, 12 461 001 électeurs avaient voté "Oui", contre 2 319 074 "Non", avec un taux de participation de 61,97 % des 25 millions d'électeurs inscrits.
Bombole rappelle également que le scrutin s'était déroulé dans un climat globalement apaisé et que les observateurs internationaux, notamment ceux de l'Union européenne, avaient jugé le processus satisfaisant malgré quelques irrégularités signalées. Le vote favorable avait été particulièrement marqué dans l'Est du pays et au Katanga, tandis que Kinshasa avait enregistré des résultats plus équilibrés.
Cette prise de parole intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. L'éventualité d'une réforme constitutionnelle alimente les tensions entre la majorité présidentielle et l'opposition, qui y voit une remise en cause des équilibres institutionnels établis depuis près de deux décennies. Les appels au dialogue se multiplient, tandis que plusieurs acteurs politiques et religieux exhortent les protagonistes à privilégier la concertation.
En remettant en lumière les chiffres du référendum de 2005, Adam Bombole invite implicitement les Congolais à replacer le débat actuel dans son contexte historique. Son message se veut un rappel que la Constitution de 2006 est issue d'une consultation populaire et que toute réflexion sur son avenir mérite d'être menée avec sérénité, dans le respect des faits et des mécanismes démocratiques prévus par la loi.
Par son intervention, l'ancien candidat à la présidentielle contribue ainsi à enrichir un débat qui demeure au cœur de l'actualité politique congolaise, tout en appelant à préserver la mémoire des événements ayant marqué la transition démocratique du
pays.
Le Tremplin
