Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a officiellement présenté sa démission au président de la République, Félix Tshisekedi, dans une correspondance datée du 21 mai 2026 depuis Kinshasa.
Dans sa lettre adressée au Chef de l’État, Jacques Kyabula affirme avoir pris cette décision "avec un esprit de responsabilité républicaine", évoquant notamment son absence prolongée du Haut-Katanga en raison de contraintes professionnelles et institutionnelles l’ayant maintenu à Kinshasa pendant plusieurs mois.
Cette situation a suscité des interrogations légitimes ainsi que des critiques relatives à mon absence durant une période de fragilité dans le Haut-Katanga , écrit-il, estimant devoir tirer " toutes les conséquences politiques et administratives" de cette situation.
Depuis plusieurs mois déjà, Jacques Kyabula avait été rappelé à Kinshasa et n’était plus visible à Lubumbashi où la gestion quotidienne de la province semblait progressivement assurée par son adjoint, Martin Kazembe, qui posait déjà plusieurs actes administratifs en qualité de gouverneur intérimaire de fait.
Cette évolution rappelait à bien des observateurs le précédent du Lualaba voisin, où l’ancien gouverneur Richard Muyej avait lui aussi été maintenu longtemps à Kinshasa avant d’être définitivement écarté de la gestion provinciale.
La démission de Jacques Kyabula apparaît ainsi comme l’aboutissement d’une longue période d’incertitude politique autour de son avenir à la tête du Haut-Katanga.
Mais plusieurs interrogations demeurent. Après cette démission, l’ancien gouverneur sera-t-il autorisé à regagner le Haut-Katanga au risque de faire de l’ombre à son successeur politique ? Ou continuera-t-il à être maintenu à Kinshasa loin de sa base politique et de ses réseaux d’influence ?
Pour l’instant, aucune communication officielle n’a été faite sur les dispositions qui seront prises à son égard après son départ du gouvernorat.
Le mystère reste entier autour de l’avenir politique de celui qui fut longtemps considéré comme l’une des figures majeures du pouvoir dans l’espace katangais.
Le Tremplin