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Violences du 12 juin : un rapport de HRW charge les membres de la Force du Progrès, l'UDPS rejette les accusations


Un mois après les violences survenues lors du sit-in de l'opposition devant le Palais du Peuple à Kinshasa, Human Rights Watch (HRW) a publié, ce jeudi 9 juillet, un rapport présentant les témoignages de plusieurs personnes se réclamant de la « Force du Progrès », un mouvement présenté comme proche de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).


Selon l'organisation de défense des droits humains, sept membres de ce mouvement affirment avoir été mobilisés par des responsables du parti présidentiel afin de perturber la manifestation organisée par la Coalition Article 64. L'un des témoins cité par HRW déclare que des consignes leur auraient été données lors d'une réunion tenue à Limete, la veille du rassemblement, avec pour objectif de cibler les dirigeants de l'opposition et leurs formations politiques. D'autres témoignages évoquent également des promesses de rémunération en échange de leur participation à ces actions.


Le rapport de HRW, fondé sur 38 entretiens réalisés entre le 12 et le 22 juin ainsi que sur des vidéos authentifiées et géolocalisées, conclut à un usage excessif de la force par les services de sécurité contre des manifestants qualifiés de majoritairement pacifiques. L'ONG estime également que les forces de l'ordre n'ont pas assuré la protection des manifestants face aux attaques attribuées à la Force du Progrès.


HRW affirme que les violences ont commencé dès la matinée du 12 juin avec des attaques contre les sièges de plusieurs partis membres de la Coalition Article 64, notamment l'ADD Congo, l'ACH et le FONUS. L'organisation rapporte aussi des tirs de gaz lacrymogènes sur le boulevard Triomphal ainsi que des affrontements aux abords du siège du parti ECiDé, où des opposants s'étaient réfugiés.


Ces conclusions diffèrent de la position officielle du gouvernement, qui avait indiqué que les forces de sécurité étaient intervenues dans le cadre du maintien de l'ordre après l'interdiction de la manifestation, tout en annonçant l'ouverture d'enquêtes sur les violences.


De son côté, l'UDPS rejette toute implication. Le parti a déposé, le 22 juin, une plainte contre des personnes accusées d'utiliser frauduleusement le nom de la Force du Progrès. Son secrétaire général, Augustin Kabuya, a déclaré à HRW que « l'UDPS n'a jamais envoyé qui que ce soit commettre des actes de violence » et qu'une « fausse Force du Progrès » chercherait à nuire à l'image du parti.


Le Bureau du procureur général près la Cour de cassation a, pour sa part, annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire. HRW appelle les autorités congolaises à mener des investigations indépendantes, impartiales et à poursuivre les responsables, quelle que soit leur appartenance politique.


Le sit-in du 12 juin avait été organisé par la Coalition Article 64 pour protester contre le projet de réforme constitutionnelle, que l'opposition considère comme une initiative visant à prolonger le mandat du président Félix Tshisekedi.


Le Tremplin 

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