La Coalition C64 a officiellement appelé les Congolaises et les Congolais à participer massivement à une grande marche pacifique prévue le 22 juillet 2026 en direction du Palais de la Nation, afin de s'opposer au projet de révision constitutionnelle et de dénoncer la gouvernance actuelle du pays.
L'annonce a été faite ce jeudi 9 juillet lors d'un point de presse organisé au Centre d'Études pour l'Action Sociale (CEPAS), à Kinshasa. Cette sortie médiatique intervient plus de 48 heures après le retour des responsables de la plateforme de Gitega, au Burundi, où ils avaient répondu à une invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l'Union africaine.
Dans une déclaration lue par Jean-Marc Kabund, l'un des principaux leaders de la coalition regroupant des partis politiques de l'opposition, des organisations de la société civile et des personnalités politiques, la C64 a réaffirmé sa détermination à poursuivre sa mobilisation populaire.
Après le succès de la journée du 3 juin et de la journée historique du 12 juin, la C64 appelle toutes les Congolaises et tous les Congolais à participer massivement à la grande marche pacifique du 22 juillet 2026 vers le Palais de la Nation. Cette marche dira non au coup d'État constitutionnel, non à la confiscation de la souveraineté populaire, non à la guerre permanente et à la mauvaise gouvernance, a déclaré Jean-Marc Kabund.
La plateforme estime que cette nouvelle mobilisation s'inscrit dans la continuité des actions qu'elle dit avoir menées avec succès les 3 et 12 juin, et qu'elle considère comme des moments importants de la contestation contre le projet de réforme constitutionnelle porté par le pouvoir.
Au-delà de la question constitutionnelle, la C64 entend également attirer l'attention sur la situation sécuritaire persistante dans l'est du pays, la gouvernance et le respect des principes démocratiques.
La coalition invite les autorités à garantir le caractère pacifique de cette manifestation et à respecter les libertés publiques consacrées par la Constitution, notamment la liberté de réunion et de manifestation pacifique.
La marche du 22 juillet s'annonce ainsi comme un nouveau test politique dans un contexte marqué par un débat national de plus en plus intense autour de la révision de la Constitution et des tensions entre le pouvoir et l'opposition.
Le Tremplin
