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Arrivée de Tshisekedi à Kalemie : l’ordre du maire Mukeba de repeindre les maisons provoque un tollé

 

À quelques jours de l’arrivée annoncée du président de la République à Kalemie, une décision du maire de la ville, David Mukeba Mbombo, suscite une vive controverse au sein de l’opinion publique.


Dans un communiqué officiel daté du 19 mai 2026, l’autorité urbaine demande aux propriétaires des maisons situées le long de plusieurs grandes artères de Kalemie, notamment le boulevard Lumumba, la route de l’aéroport Kahinda, la place Kisebwe, le boulevard JKK ou encore le tronçon menant vers Mateo, de repeindre leurs habitations en bleu et blanc ou aux couleurs du drapeau national.

Le document précise également que “tout contrevenant à ces dispositions sera sévèrement sanctionné”, sans toutefois détailler la nature des sanctions envisagées.

Cette mesure a rapidement déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux et dans l’opinion locale. De nombreux internautes s’interrogent sur la base juridique d’une telle injonction adressée à des citoyens ayant acquis légalement leurs propriétés privées.

Depuis quand une autorité peut-elle imposer à un propriétaire la couleur de sa maison pour des raisons politiques ou protocolaires ?, s’interroge un internaute. D’autres dénoncent une décision jugée “arbitraire”, estimant qu’elle vise davantage à embellir artificiellement le parcours présidentiel qu’à répondre aux véritables préoccupations de la population.

La question financière revient également avec insistance. Dans un contexte économique difficile, plusieurs habitants se demandent où ils trouveront les moyens pour acheter peinture et matériel afin d’exécuter cet ordre municipal.

Beaucoup de familles peinent déjà à assurer les besoins essentiels. Comment peut-on leur imposer des dépenses supplémentaires pour accueillir une autorité politique ?, commente un habitant de Kalemie contacté par Le Tremplin.

L’absence de précisions sur les sanctions annoncées alimente aussi les inquiétudes. Les habitants craignent d’éventuelles amendes, intimidations administratives ou autres mesures coercitives contre ceux qui ne disposeront pas des moyens nécessaires ou qui refuseraient simplement de se conformer à cette directive.

Jusqu’ici, aucune explication officielle n’a été fournie par la mairie concernant le fondement légal de cette décision ni les mécanismes d’accompagnement éventuels pour les citoyens concernés.

Cette polémique relance le débat sur les limites du pouvoir des autorités locales face au respect du droit de propriété privée et des libertés individuelles en République démocratique du Congo.


Le Tremplin 



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