Le gouvernement congolais a procédé à un ajustement des prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, en réponse à la crise au Moyen-Orient et à ses répercussions sur le marché international des hydrocarbures.
Réuni les 15 et 16 avril, le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a validé de nouvelles structures tarifaires applicables dans toutes les zones d’approvisionnement du pays, notamment l’Ouest, le Nord, le Sud et l’Est. Cette décision s’inscrit dans une logique d’équilibre entre la préservation du pouvoir d’achat des ménages et la nécessité de s’adapter aux fluctuations des prix à l’échelle mondiale.
Dans les zones Ouest et Nord, le prix du gasoil à la pompe passe de 2.430 FC à 2.635 FC le litre, tandis que celui de l’essence est revu de 2.440 FC à 2.640 FC le litre. Des ajustements plus marqués sont observés dans les zones Sud et Est, où les contraintes logistiques et d’approvisionnement influencent davantage les coûts.
Ainsi, dans la zone Sud, le litre d’essence est désormais fixé à 3.930 FC, contre 4.435 FC pour le gasoil. Dans la zone Est, les prix atteignent 4.400 FC pour l’essence et 5.600 FC pour le gasoil, reflétant les réalités spécifiques de ces provinces.
Concernant les zones minières du Sud, les prix sont libellés en dollars américains, avec un litre de gasoil fixé à 3,12 USD et celui de l’essence à 2,55 USD, en raison des particularités du marché local.
Au-delà de cet ajustement tarifaire, le gouvernement annonce la mise en place d’un mécanisme de paiement d’avances aux sociétés commerciales du secteur pétrolier. Objectif : renforcer les stocks disponibles et garantir un approvisionnement régulier en produits pétroliers à travers le pays.
Dans la même dynamique, le principe du paiement anticipé des avances liées aux PMAG a été retenu, afin de répondre aux contraintes de trésorerie des opérateurs dans un contexte économique tendu.
Ces travaux ont réuni un large éventail d’acteurs du secteur pétrolier, parmi lesquels des entreprises privées, des organisations professionnelles ainsi que des institutions publiques, dont la Banque Centrale du Congo, la DGDA et plusieurs ministères concernés.
Par cette série de mesures, les autorités congolaises entendent amortir les effets de la crise internationale sur l’économie nationale, tout en assurant la continuité de l’approvisionnement en carburant, un levier essentiel pour l’activité économique du pays.
Le Tremplin