Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a livré une analyse sans détour sur les causes de l’instabilité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo. Invité mercredi sur la chaîne nationale RTNC, ce haut cadre de l’Union sacrée a estimé que plusieurs erreurs ont été commises par le passé dans la signature d’accords de paix.
Selon lui, certains de ces accords ont été conclus au détriment des intérêts de la RDC. Julien Paluku a notamment cité l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, qu’il considère comme déséquilibré dans sa formulation.
Nous avons commis beaucoup d’erreurs en signant différents accords de paix”, a-t-il déclaré, avant d’ajouter : “Par exemple, dans l’accord-cadre d’Addis-Abeba, vous ne listez nulle part les obligations du Rwanda, plutôt celles de la RDC. Il y en a plusieurs.
Pour l’ancien gouverneur du Nord-Kivu, la solution durable à l’insécurité dans l’Est ne réside pas uniquement dans la diplomatie ou la signature d’accords, mais surtout dans le renforcement des capacités militaires du pays.
Julien Paluku estime que la RDC doit se doter d’un système de défense suffisamment dissuasif pour décourager toute tentative de déstabilisation.
La construction d’un système de défense fort est la solution pour éviter la signature des accords de paix, a-t-il soutenu.
Dans un propos particulièrement ferme, il a expliqué que la paix durable passera par une capacité de riposte rapide et crédible des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Une fois que le Rwanda verra qu’à la moindre tentative de déstabilisation de la RDC, dans 24 heures les FARDC seront à Kigali, ce sera la fin de la guerre à l’Est, a-t-il affirmé.
Le ministre a également assuré que les autorités congolaises travaillent déjà dans ce sens. D’après lui, le président de la République et le gouvernement seraient engagés dans un processus de renforcement des capacités de défense, mené avec discrétion.
“Le président et le gouvernement y travaillent sans beaucoup de bruits”, a-t-il conclu.
Le Tremplin