Le FC Saint Éloi Lupopo est sorti de son silence au lendemain des graves incidents survenus lors du derby lushois face au TP Mazembe, disputé dimanche 8 mars 2026 au stade Mazembe. Dans un communiqué officiel signé par son secrétaire général Jean-Luc Kapend, le club jaune et bleu dénonce avec vigueur ce qu’il qualifie de "scènes de chaos et de barbarie" ayant transformé cette rencontre en véritable cauchemar.
Selon Lupopo, la confrontation qui devait être "une fête du football"aurait été marquée par une série d’actions hostiles visant l’intégrité physique de ses joueurs et de son staff. Le club évoque une succession d’événements qu’il considère comme révélateurs d’un climat de tension prémédité.
Dans sa version des faits, Lupopo affirme que dès la fin de la première période, ses joueurs auraient été empêchés de regagner les vestiaires, ce qui aurait contribué à installer un climat de tension. Le club rapporte également que, au retour des vestiaires, le gardien du TP Mazembe aurait effectué des rituels fétichistes "ostentatoires", que Lupopo juge provocateurs vis-à-vis du public.
Le communiqué fait aussi état d’un comportement jugé suspect entre le banc de touche du TP Mazembe et les ramasseurs de ballons. Selon Lupopo, ces derniers auraient aspergé le terrain et les ballons de "substances suspectes", une situation que le club considère comme une atteinte à l’éthique sportive.
La situation aurait ensuite dégénéré avec l’envahissement de l’aire de jeu par des stadiers et des supporters locaux. Lupopo affirme que certains supporters du TP Mazembe auraient arraché des sièges du stade pour les utiliser comme projectiles contre les supporters adverses. Face à cette insécurité, la rencontre a finalement été interrompue.
Le FC Saint Éloi Lupopo indique également que son banc de touche aurait été directement pris pour cible par des projectiles et des agressions physiques. Selon le club, l’intervention tardive de la police, notamment par l’usage de gaz lacrymogènes, aurait plongé les joueurs dans la confusion, les contraignant à quitter le stade précipitamment pour se mettre à l’abri.
Dans son communiqué, Lupopo condamne fermement ces violences et affirme que le camp adverse aurait choisi « la voie de la terreur » par crainte d’une humiliation sportive. Le club évoque aussi des messages de haine qui auraient circulé sur les réseaux sociaux avant la rencontre, attribués à certains responsables et joueurs du TP Mazembe.
Le club lushois se dit profondément indigné par ce qu’il considère comme une organisation défaillante du derby. Il estime que ses joueurs, officiels et supporters se seraient retrouvés pris « en sandwich » par une foule hostile, sous le regard d’une police qu’il juge insuffisamment déployée pour un match d’une telle ampleur.
Tout en condamnant tout acte de vandalisme "quel qu’en soit l’auteur", le FC Saint Éloi Lupopo appelle les instances sportives nationales à prendre des sanctions exemplaires contre les personnes impliquées, qu’il s’agisse de supporters, d’officiels ou de ramasseurs de ballons.
Le club rappelle également qu’il n’était ni organisateur ni propriétaire du stade et qu’il était venu uniquement "jouer son football et chercher à gagner son match", estimant ainsi être exempt de toute responsabilité organisationnelle et sécuritaire.
Pour Lupopo, seule une justice sportive "rendue avec une rigueur absolue" permettra au football congolais de sortir grandi de cette nouvelle crise qui secoue l’un des derbys les plus emblématiques du pays.
Le Tremplin