La rentrée parlementaire de la session ordinaire de mars ne se tiendra pas dans son cadre habituel. Prévue le 15 mars, la plénière de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo se déroulera exceptionnellement au Centre culturel et artistique d’Afrique centrale.
Cette décision est motivée par les travaux de réhabilitation en cours à la Salle du Congrès du Palais du Peuple, obligeant la chambre basse du Parlement à déplacer temporairement ses activités.
Dans ce contexte particulier, les autorités parlementaires s’activent pour garantir la continuité du travail législatif. La délocalisation des plénières s’inscrit dans une démarche pragmatique visant à maintenir le rythme institutionnel, tout en laissant le temps nécessaire à la modernisation de l’emblématique Salle du Congrès.
Pour s’assurer de la faisabilité de cette opération, la questeure adjointe de l’Assemblée nationale, Grâce Neema Paininye, a effectué une visite d’inspection au Centre culturel et artistique d’Afrique centrale. L’objectif était d’évaluer la capacité d’accueil et les installations techniques susceptibles d’abriter les travaux parlementaires dans les meilleures conditions.
Sur place, la délégation parlementaire a été accueillie par le directeur général du centre culturel, Balufu Bakupa-Kanyinda, qui a présenté les différentes infrastructures du complexe. Salles, équipements et dispositifs logistiques ont été passés en revue afin de garantir un cadre fonctionnel et sécurisé pour les députés nationaux.
Au cœur de cette transition logistique se dessine également une image symbolique : celle d’un Parlement qui, même temporairement éloigné de son hémicycle traditionnel, continue de faire battre le cœur de la démocratie congolaise. Entre culture et politique, le Centre culturel et artistique d’Afrique centrale s’apprête ainsi à devenir, le temps d’une session, le théâtre des débats et des décisions qui façonnent l’avenir de la République.
D.M