Type Here to Get Search Results !

Énergie et Mines : à la Mining Indaba 2026, la RDC dévoile son plan pour combler un déficit de 2 000 MW

 La République démocratique du Congo a profité de la tribune internationale de la Mining Indaba 2026 pour présenter une stratégie énergétique ambitieuse destinée à soutenir son secteur minier, pilier de l’économie nationale. Objectif : résorber un déficit estimé à 2 000 mégawatts (MW) et garantir un approvisionnement électrique fiable aux opérateurs miniers.


L’annonce a été faite lors du Breakfast Conference organisé par le ministère des Mines, en présence d’une forte délégation congolaise venue défendre les priorités énergétiques du pays.

Un enjeu stratégique pour les finances publiques

Le secteur minier représente plus de 50 % des recettes publiques de la RDC. Pourtant, l’insuffisance de l’offre énergétique continue de freiner l’expansion des capacités de production et la compétitivité des entreprises.


Pour Kinshasa, sécuriser l’alimentation électrique des sites miniers n’est plus une option, mais une nécessité stratégique. Une énergie stable et suffisante permettrait non seulement d’augmenter la production, mais aussi de maximiser les revenus nationaux dans un contexte de forte demande mondiale en minerais stratégiques.

Une stratégie structurée et ouverte aux partenariats

Présenté par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, le plan gouvernemental repose sur trois axes majeurs :


Une planification énergétique stratégique, adaptée aux besoins spécifiques du secteur minier ;

Le développement de partenariats public-privé (PPP) pour mobiliser les financements nécessaires ;

L’intégration accrue des énergies renouvelables, afin de réduire la dépendance aux sources intermittentes ou coûteuses.

L’ambition affichée est d’accompagner une industrialisation durable du secteur minier, tout en posant les bases d’un système énergétique plus résilient.

Coordination et investissements ciblés

Le ministre Sakombi Molendo a insisté sur la nécessité d’investissements structurants et d’une coordination renforcée entre l’État et les opérateurs privés. Selon lui, seule une synergie efficace entre les différents acteurs permettra de transformer cette vision en projets concrets capables de combler le déficit énergétique de 2 000 MW.


À travers cette démarche, la RDC entend rassurer les investisseurs internationaux et affirmer sa volonté de faire de l’énergie un levier central de sa transformation économique.


Le Tremplin

Enregistrer un commentaire

0 Commentaires
* Please Don't Spam Here. All the Comments are Reviewed by Admin.

Below Post Ad