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Attaques en ligne contre le DG de l’Académie des Beaux-Arts : l’enquête qui tranche

 

Depuis plusieurs semaines, le directeur général de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, le professeur Henri Kalama Akulez, fait l’objet d’accusations sur les réseaux sociaux. En cause : son parcours académique, notamment l’authenticité de son doctorat obtenu en Chine, ainsi que sa gestion à la tête de cette institution publique de référence. Une enquête conjointe menée par les médias EventsRDC et Cumulard.cd apporte aujourd’hui des éléments factuels qui contredisent ces allégations et permettent de rétablir les faits.

Des attaques politiques

Les critiques visant le professeur Henri Kalama s’inscrivent dans un climat marqué par des luttes d’influence autour de la gouvernance de l’Académie des Beaux-Arts, institution stratégique pour la formation artistique en République démocratique du Congo.


À la fin du mois de janvier 2026, un collectif se présentant sous l’appellation de Conseil national de Cyberdéfense a diffusé une correspondance mettant en doute l’honorabilité et le parcours académique du directeur général. Ce groupe, composé de jeunes se réclamant de courants politiques proches du feu Étienne Tshisekedi et du président Félix Tshisekedi, a accusé Henri Kalama de ne pas détenir de doctorat valide et de gérer l’institution de manière opaque.

Doctorat en Chine : vérifications et confirmations

Face à la gravité des accusations, EventsRDC et Cumulard.cd ont procédé à une enquête indépendante. Les rédactions ont notamment : contacté directement la China Academy of Art (CAA) à Hangzhou ;

consulté des documents académiques et des bases de données officielles ; recoupé les informations auprès de sources institutionnelles.


Selon les résultats de cette enquête, Henri Kalama a effectivement suivi un cursus doctoral de trois ans à la China Academy of Art, sanctionné en 2014 par l’obtention d’un doctorat en arts plastiques et phénoménologie de l’art.

Les informations ont été vérifiées à travers : le site officiel chinois de vérification académique chsi.com.cn ; des échanges directs avec l’université via son adresse institutionnelle (caaic@163.com).


L’institution chinoise confirme l’enregistrement officiel du diplôme tout en précisant que, conformément à la législation en vigueur en Chine, les numéros de diplômes et dossiers académiques complets sont confidentiels et accessibles uniquement aux intéressés via des plateformes sécurisées.

Une gestion institutionnelle globalement saluée

Au-delà de la question du diplôme, l’enquête souligne que les accusations de mauvaise gestion financière ne reposent sur aucun élément probant. Depuis sa nomination en 2016, mandat récemment reconduit, l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa est régulièrement citée parmi les établissements publics les mieux administrés du pays, selon plusieurs observateurs du secteur de l’enseignement supérieur.

Parmi les avancées relevées figurent :le renforcement de la discipline financière ; l’amélioration du cadre de travail ; la valorisation du corps enseignant ; le recentrage de l’offre académique sur la formation artistique de qualité.

Cap sur l’avenir

Face aux polémiques, le professeur Henri Kalama a choisi de ne pas répondre publiquement, privilégiant la continuité de l’action administrative. Ses priorités demeurent axées sur le développement des infrastructures, la modernisation du curriculum, la gestion des ressources humaines et le renforcement des partenariats internationaux.


Alors que les faits relatifs à son parcours académique sont désormais établis, plusieurs acteurs estiment que le débat devrait se recentrer sur l’avenir de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa et sur la promotion de ses étudiants, plutôt que sur des controverses à caractère politique.


Le Tremplin


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