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FECOFA en quête de repères : le débat Safari tombe à point nommé

 

Le débat lancé par la presse autour du profil d’Olivier Safari Kabene pour la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) arrive à un moment capital. Il tombe même à point nommé, au regard du climat qui a entouré les récentes élections avortées, puis reportées, de l’instance faîtière du football congolais.


Ces dernières consultations ont illustré une réalité préoccupante : la majorité des tendances qui se dessinaient pour diriger la FECOFA semblaient davantage motivées par la sauvegarde d’intérêts partisans que par la défense du football congolais dans son ensemble. Des alliances de circonstance, des logiques de camps et des calculs personnels ont pris le pas sur une vision claire et fédératrice, capable de sortir le football national de l’impasse institutionnelle dans laquelle il se trouve depuis plusieurs années.


Dans ce contexte, l’émergence du nom d’Olivier Safari dans le débat public ne relève pas d’un simple effet de mode. Elle pose une question fondamentale : la FECOFA peut-elle enfin s’affranchir des tendances et des clivages pour se reconstruire autour de la compétence, de la crédibilité et de l’intérêt général ? Une FECOFA sans tendances est-elle possible ? La réponse n’est pas évidente, mais elle mérite d’être posée avec courage.


Le parcours d’Olivier Safari, bâti loin des querelles politiciennes locales, inspire à cet égard une certaine confiance. Formé par l’exigence du très haut niveau, il a gravi tous les échelons de l’arbitrage continental et international, jusqu’à présider la Commission des arbitres de la CAF et servir d’interface avec la FIFA. Ce cheminement, fondé sur la rigueur, la neutralité et la performance, contraste fortement avec les pratiques qui ont longtemps fragilisé la gouvernance du football congolais.


Le débat autour de son profil vaut donc son pesant d’or. Non pas parce qu’il consacrerait déjà un candidat, mais parce qu’il invite à repenser les critères de choix des dirigeants de la FECOFA. Il interroge la capacité du football congolais à se doter d’une direction qui dépasse les appartenances, les rivalités et les intérêts immédiats, au profit d’une vision globale et durable.


Dans une FECOFA en quête de repères, Safari apparaît comme une voix qui porte, une tête qui pense et un parcours qui donne espoir. Son carnet d’adresses, son expérience administrative au sommet du football africain et l’exigence du domaine qu’il gère avec compétence constituent des atouts indéniables pour une institution en reconstruction.


Reste cependant la question centrale : les électeurs seront-ils prêts à rompre avec la logique des tendances pour privilégier l’intérêt supérieur du football congolais ? Dans un pays où la notoriété l’emporte souvent sur la compétence, le défi est de taille. Mais c’est précisément ce choix qui déterminera si la FECOFA peut redevenir une maison commune, au service du football et non des clans.


Le Tremplin

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