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Le PPRD au régime Tshisekedi : “On ne dissout pas un parti par la répression”

 Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de "campagne ignoble de déshumanisation et de déshonneur 2" visant ses dirigeants. Dans une mise au point ferme, Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, condamne l’utilisation abusive et politiquement malveillante des emblèmes du parti ainsi que l’exploitation d’images de ses cadres actuellement détenus.

Cette réaction fait suite à la diffusion, sur le réseau social TikTok, d’une vidéo utilisant les symboles du PPRD et montrant des images de dirigeants du parti que la formation politique affirme être "pris en otage par le régime", détenus dans des lieux tenus secrets et dans des conditions ne leur permettant ni de s’exprimer librement ni d’exercer leurs droits fondamentaux.
Pour Ferdinand Kambere, il s’agit d’une manipulation grave, orchestrée et relayée par l’UDPS au pouvoir et les composantes de l’Union sacrée. "Le pouvoir se sert cyniquement de la privation de liberté de nos camarades pour salir leur image, piétiner leur dignité humaine et porter atteinte à l’honneur d’un grand parti politique de l’opposition congolaise", affirme-t-il.
Le PPRD voit dans cette campagne une tentative assumée d’effacement politique. Son secrétaire permanent adjoint évoque un "fantasme totalitaire" et un "rêve hitlérien", où certains acteurs prêcheraient ouvertement, à travers les réseaux sociaux et des médias complaisants, la disparition d’un parti politique légalement constitué, structuré et enraciné dans le peuple. Selon lui, faute d’avoir pu dissoudre le PPRD par les voies du droit, le régime nourrirait l’illusion dangereuse que l’isolement et la neutralisation arbitraire de quelques dirigeants suffiraient à provoquer la mort politique du parti.
Ferdinand Kambere rappelle que la République démocratique du Congo porte, dans son identité constitutionnelle, l’épithète "démocratique", et que toute attaque contre le pluralisme politique constitue une atteinte grave à l’essence même de l’État. Il souligne que les actions en cours, lorsqu’elles s’inscrivent dans un contexte d’instrumentalisation de la guerre à l’Est pour réduire au silence toute voix dissidente, peuvent relever de qualifications lourdes au regard du Statut de Rome et du Code pénal congolais réformé en 2015, notamment en matière de crimes imprescriptibles.
Sur le plan sécuritaire, le PPRD rejette catégoriquement toute tentative d’association du parti ou de ses dirigeants aux groupes armés, notamment l’AFC/M23. "À aucun moment, ni dans l’origine du conflit, ni lors des processus de Nairobi, Luanda, Arusha, Lomé, Doha ou Washington, le PPRD ou ses dirigeants n’ont été cités ou reconnus comme belligérants", insiste le secrétaire permanent adjoint. Il y voit plutôt une volonté délibérée du pouvoir de se maintenir dans une crise permanente afin de neutraliser l’opposition, remettre en cause l’alternance démocratique et faire planer l’ombre d’un report des élections de 2028.
En conclusion, le PPRD considère que l’usage non autorisé de ses emblèmes, effigies et symboles, tout comme l’exploitation des images de ses dirigeants sans leur consentement, constitue une infraction grave. Le parti exige la libération immédiate et sans conditions de tous ses cadres détenus ainsi que de l’ensemble des prisonniers politiques, et qualifie la campagne en cours d’"attaque directe contre la démocratie congolaise".
Par cette sortie médiatique, le PPRD entend alerter l’opinion nationale et internationale sur ce qu’il considère comme une dérive autoritaire majeure et réaffirmer sa détermination à défendre le pluralisme politique, la Constitution du 18 février 2006 et l’État de droit en République démocratique du Congo.


Le Tremplin

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