Dans une récente publication sur X, l'opposant Olivier Kamitatu a livré une analyse sévère de la situation politique et institutionnelle en République démocratique du Congo, estimant que la question du fédéralisme, pourtant très discutée dans le débat public, ne saurait résumer les défis majeurs auxquels le pays est confronté.
Pour Kamitatu, les discussions sur l’avenir du Congo doivent englober l’ensemble des “urgences vitales” qui affectent la vie quotidienne des citoyens : sécurité, protection, identité, droits et libertés fondamentales. Il considère que ces acquis sont “gravement menacés” dans le contexte actuel.
L’ancien ministre souligne également la nécessité de réformes profondes dans les secteurs clés : armée, police, justice, services de sécurité et institutions garantes de l’ordre et de la stabilité. Selon lui, c’est l’existence même de l’État qui est en jeu.
Un blocage attribué au pouvoir en place
Dans son message, Kamitatu affirme que ces réformes ne pourraient aboutir tant que le régime actuel resterait en place. Il accuse le président Félix Tshisekedi d’avoir affaibli les institutions, concentré les pouvoirs et laissé se dégrader les conditions de vie de la population. Il évoque un “appauvrissement délibéré du peuple”, un recul de l’éducation, une insécurité persistante ainsi qu’une “normalisation de la corruption”. À ses yeux, ces dérives rendent impossible toute entreprise de réforme sérieuse de l’État.
La fin du mandat de Tshisekedi comme préalable, selon lui
Kamitatu considère que la priorité stratégique pour l’opposition consiste à “mettre fin” au second et dernier mandat constitutionnel du président Tshisekedi “ dans les meilleurs délais”, condition nécessaire, selon lui, pour restaurer la crédibilité de l’État et lancer de véritables réformes structurelles. Il appelle l’ensemble des forces d’opposition à se rassembler et à travailler dans une démarche commune afin de créer un environnement propice au fonctionnement normal des institutions et au respect de l’État de droit.
Une opposition en quête d’unité
Dans sa conclusion, l’opposant estime que la “ reconstruction du Congo” ne pourra commencer qu’après un changement politique majeur. Il décrit ce moment comme le “point de départ indispensable” à la bâtisse d’un État solide, juste et protecteur.
Le message d’Olivier Kamitatu s’inscrit dans un contexte où les débats sur les réformes institutionnelles, la sécurité et la gouvernance continuent d’animer la vie politique congolaise, entre pouvoir et opposition.
Le Tremplin