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Procès de l’adjudant Sarah Ebabi : “Je n’ai jamais voulu porter atteinte à notre armée”

C’est une voix à la fois ferme et empreinte d’émotion qui s’est élevée devant la cour. L’adjudant Sarah Ebabi Ebadjara, 29 ans, a tenu à clamer son innocence dans une déclaration poignante à la fin de son audience. Après dix années de service au sein de l’armée, la jeune militaire affirme n’avoir “jamais fait quelque chose de mal pour porter atteinte à notre armée”.


“Je suis d’une bonne famille, issue d’une très bonne éducation et de valeurs morales. J’ai servi l’armée avec amour, avec bonté et avec beaucoup de volonté”, a-t-elle déclaré devant le tribunal, le ministère public et les médias. Visiblement émue, elle a rappelé avoir intégré les forces armées à l’âge de 19 ans, laissant derrière elle un fils alors âgé de deux ans.


Face à la justice, elle dit n’avoir rien à se reprocher :


 Aujourd’hui, je me vois jugée pour quelque chose qui ne vient pas de moi. Mon mot de la fin, c’est la justice. Dieu est au-dessus, et sur terre, c’est le tribunal. Si la cour m’acquitte, je rendrai grâce à Dieu. Si elle me condamne, je rendrai toujours grâce à Dieu, qui est le maître du temps et des circonstances.


La prévenue a également évoqué les deux cérémonies à venir qui devaient, selon elle, “mettre à l’honneur une femme militaire”, saluant la présence de plus de 400 personnes venues témoigner de leur soutien.


Un procès jugé “sévère” par plusieurs observateurs

Selon plusieurs analystes et observateurs du dossier, la sévérité de la procédure judiciaire interroge. Même dans l’hypothèse d’une faute avérée, beaucoup estiment qu’une sanction disciplinaire, telle qu’un blâme ou une suspension temporaire, aurait suffi. “L’ampleur du procès paraît disproportionnée au regard des faits reprochés”, confie un spécialiste du droit militaire.


Pour ces experts, ce dossier illustre la question de la proportionnalité des sanctions au sein de l’institution militaire, ainsi que la nécessité de préserver la dignité et l’image des soldats qui consacrent leur vie au service de la nation.


En attendant le verdict, Sarah Ebabi Ebadjara garde la tête haute et s’en remet à la justice. “Je demande à la cour de rendre la justice et de voir la femme qui est devant elle”, a-t-elle lancé dans un dernier appel empreint d’humilité et de foi.



Le Tremplin





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