Les déclarations du député national Alphonse Ngoy Kasanji sur les relations entre la RDC et le Rwanda, ainsi que sur le maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi, suscitent une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
Invité du magazine "TOP 7" de Top Congo, le député national et membre de l'Union sacrée a fait une sortie qui est rapidement devenue virale sur internet.
Avant l'arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir, pour être nommé même ministre, il fallait aller à Kigali. Plusieurs ministres avaient même pris des femmes du Rwanda. Le président qui résiste à Kagame, c'est Félix Tshisekedi. Tant que Kagame sera au pouvoir, Félix Tshisekedi devra aussi être au pouvoir. Il a la solution, a notamment déclaré l'ancien gouverneur du Kasaï Oriental sous le régime de Joseph Kabila.
Mais cet extrait a déclenché un véritable tollé. De nombreux internautes demandent à Alphonse Ngoy Kasanji de citer les noms des ministres concernés et d'apporter des preuves à ses affirmations, d'autant plus qu'il a lui-même été un dignitaire du régime qu'il critique aujourd'hui.
D'autres internautes lui opposent également certaines de ses anciennes déclarations, notamment celles dans lesquelles il évoquait sa propre communauté luba et sa supposée propension au mensonge, pour mettre en doute la crédibilité de ses nouvelles affirmations.
Au-delà de la polémique sur les réseaux sociaux, plusieurs réactions dénoncent surtout une manière de présenter le Rwanda comme une puissance incontournable, voire comme un pays sans lequel la RDC ne pourrait rien faire. Pour certains, un tel discours risque de s'installer dans l'imaginaire des jeunes générations et de fragiliser davantage la perception de la souveraineté congolaise.
La déclaration selon laquelle Félix Tshisekedi devrait rester au pouvoir tant que Paul Kagame dirige le Rwanda alimente également les critiques. Certains y voient une défense voilée d'un éventuel troisième mandat, alors que la Constitution congolaise fixe les règles relatives au mandat présidentiel.
Pour ses détracteurs, le fait que Paul Kagame soit toujours au pouvoir au Rwanda ne saurait justifier une prolongation du mandat d'un président congolais, la RDC étant un État souverain régi par sa propre Constitution. Une sortie médiatique qui, loin de passer inaperçue, continue d'alimenter les débats et les controverses sur la toile.
Le Tremplin
