À peine rendue publique, l’ordonnance présidentielle portant création du Comité d'organisation du Dialogue national sur la paix, la cohésion et la refondation de la nation suscite déjà une vague de critiques. Au cœur des inquiétudes : le contrôle jugé trop important du Président Félix Tshisekedi sur l'ensemble du processus.
Jean-Claude Katende appelle déjà à la vigilance. Pour le président de l'ASADHO, l'ordonnance "indique que nous allons dans une mauvaise direction".
C'est le Président Tshisekedi qui va contrôler totalement le dialogue. Est-ce que c'est ça le dialogue que nous voulons ? Je ne me prononce pas maintenant, j'attends le dernier indicateur de direction : la nomination des animateurs , a-t-il déclaré.
Le texte prévoit un Comité préliminaire composé de 13 principaux animateurs, avec un coordonnateur, un coordonnateur adjoint et 11 experts techniques. Placée sous l'autorité du Chef de l'État, cette structure sera notamment chargée de préparer l'organisation matérielle, logistique et sécuritaire du Dialogue national ainsi que de prendre les premiers contacts avec les acteurs concernés.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs voix dénoncent déjà un « dialogue sous contrôle du pouvoir » et s'interrogent sur son indépendance et son caractère réellement inclusif.
Pour JC Katende comme pour plusieurs observateurs, la nomination des animateurs constituera le véritable test de crédibilité de ce processus voulu par Félix Tshisekedi. La bataille autour du Dialogue national ne fait que commencer.
Le Tremplin
