L’opposition regroupée au sein de la Coalition Article 64 (C64) annonce une nouvelle mobilisation nationale contre le projet de changement de Constitution qu’elle attribue au pouvoir de Félix Tshisekedi. Dans un communiqué daté du 16 juillet 2026, la coalition fixe au 15 septembre 2026 la date d’une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national, à l’occasion de la rentrée parlementaire.
La C64 maintient la pression
Après l’expiration de l’ultimatum lancé au chef de l’État, la C64 estime que le renvoi au Parlement de la loi portant organisation du référendum ne constitue pas un abandon du projet de changement de Constitution.
Pour la coalition, cette démarche ne représente ni le retrait définitif du texte ni une renonciation formelle à l’idée d’une nouvelle Constitution. Elle dénonce, dans ce contexte, les risques que pourrait entraîner une telle initiative sur la cohésion nationale et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
La C64 affirme ainsi vouloir reprendre ses « actions citoyennes de mobilisation » afin de faire pression contre toute initiative susceptible, selon elle, de permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.
Une mobilisation prévue le 15 septembre
La coalition annonce une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national le 15 septembre 2026. À Kinshasa, plusieurs points de rassemblement devraient être définis avant une convergence vers le Palais du Peuple, siège du Parlement.
À travers cette mobilisation, les opposants entendent défendre les dispositions constitutionnelles qui encadrent notamment la limitation des mandats présidentiels.
La C64 martèle son opposition à toute « révision », « changement de Constitution » ou « référendum » qui, selon elle, pourrait contourner les dispositions constitutionnelles relatives à la limitation du nombre de mandats présidentiels.
La Constitution au cœur du discours de l'opposition
Dans son communiqué, la coalition présente la Constitution du 18 février 2006 comme le « pacte républicain » devant garantir l'alternance démocratique et le droit des Congolais à choisir librement leurs dirigeants.
Elle appelle ainsi la population à la vigilance et à la mobilisation pour défendre l'ordre constitutionnel.
Le message politique de la coalition est résumé par son principal slogan : « Pas de troisième mandat pour Félix Tshisekedi ! » Elle ajoute : « 2028 : Alinga, Alinga te, Akokende ! », autrement dit, dans son message, la présidentielle de 2028 devra se tenir dans le respect de l'alternance.
Une opposition réunie autour de l'Article 64
Le communiqué est signé au nom de la Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel par plusieurs figures de l'opposition, notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata, Delly Sesanga et d'autres responsables politiques.
La mobilisation annoncée intervient alors que le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle continue de susciter de vives réactions dans la classe politique congolaise.
Le 15 septembre prochain, date de la rentrée parlementaire, pourrait ainsi constituer un nouveau moment de confrontation politique entre le pouvoir et ses adversaires, avec en toile de fond le débat sur l'avenir de la Constitution de 2006 et la présidentielle de 2028.
Le Tremplin
