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Katende recadre Kabuya : "Évitez de mentir les Congolais sur des liens imaginaires"

 

 Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a réagi aux accusations formulées à son encontre par Augustin Kabuya, président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).


Dans une réplique publiée ce dimanche 16 août, Jean-Claude Katende rejette notamment les accusations faisant état de liens avec l’opposant Moïse Katumbi. Il dénonce ce qu’il considère comme des accusations répétées et dépourvues de preuves.


Dans toutes vos matinées politiques, vous m’accusez toujours d’être corrompu par M. Katumbi, sans apporter aucune preuve ni un fait concret, déplore-t-il, estimant que ce type d’accusation traduit une certaine « légèreté » au regard des responsabilités politiques exercées par Augustin Kabuya.

"Je n’ai pas besoin de l’argent de M. Katumbi"


Jean-Claude Katende affirme n’avoir jamais sollicité ni reçu d’argent de Moïse Katumbi. Il soutient également ne plus avoir rencontré ni échangé avec l’ancien gouverneur du Katanga depuis 2016.


Je n’ai pas besoin de M. Katumbi pour faire passer mes opinions dans la communauté congolaise. Je suis intelligent et stratège pour défendre mes idées seul ou avec mes collègues de la société civile, affirme-t-il.


L’avocat rappelle par ailleurs qu’il exerce sa profession depuis 1999 et dit disposer de moyens suffisants pour subvenir à ses besoins. Il assure que, s’il venait un jour à collaborer politiquement avec Moïse Katumbi ou avec un autre responsable politique, il l’assumerait publiquement.

Katende rappelle le passé de l’UDPS

Le deuxième volet de sa réponse concerne les critiques d’Augustin Kabuya sur la légitimité de l’ASADHO à documenter ou à dénoncer des violations des droits humains.


À ce sujet, Jean-Claude Katende rappelle les relations qu’il entretenait avec des responsables de l’UDPS lorsque le parti était encore dans l’opposition.


 Avant que l’UDPS n’accède au pouvoir, vous veniez me voir au bureau de l’ASADHO pour que nous intervenions en faveur de vos militants qui étaient régulièrement arrêtés. En ce temps-là, vous me saisissiez. Est-ce que j’étais un agent judiciaire ? , interroge-t-il.


Pour lui, cette attitude actuelle contraste avec le soutien recherché autrefois auprès des organisations de défense des droits humains.

"Ma force c'est de mener mon combat loyalement"

Jean-Claude Katende estime enfin que la perception négative de son travail exprimée par Augustin Kabuya ne correspond pas nécessairement à celle du président de la République, Félix Tshisekedi.


Il affirme que le chef de l’État apprécie son combat, à condition que celui-ci soit mené de manière loyale et conformément aux lois de la République.


En conclusion, le responsable de l’ASADHO invite Augustin Kabuya à davantage de retenue dans ses déclarations publiques : "Honorez vos fonctions en évitant les mensonges sur vos compatriotes"


Le Tremplin 

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