La crise qui divise la Fédération de Karaté-Do du Congo (FEKACO) est loin de connaître son épilogue. Plus d'un mois après avoir annoncé la saisine du Tribunal arbitral du sport (TAS), le président élu de la fédération, Me Freddy L'A Kombo, voit son recours franchir une nouvelle étape, tandis que toute la famille du karaté congolais attend désormais la décision de la plus haute juridiction sportive mondiale.
Pour rappel, lors d'une conférence de presse tenue à Kinshasa, Me Freddy L'A Kombo avait révélé que le TAS avait enregistré son recours sous la référence TAS 2026/A/1251. Il contestait alors la gestion de la crise au sein de la FEKACO et réaffirmait être le seul président régulièrement élu, avec un mandat courant jusqu'en 2028. Tout en défendant sa légitimité, il avait assuré qu'il respecterait la décision finale du TAS, quelle qu'elle soit.
Aujourd'hui, un nouveau courrier du Greffe du TAS, daté du 28 juillet 2026, confirme que la procédure suit son cours. Le document indique toutefois qu'à cette date, les membres du comité exécutif de la FEKACO mis en cause dans le recours n'avaient encore transmis aucune observation à la juridiction arbitrale.
Le Tribunal avait pourtant demandé aux différentes parties de faire connaître leur position, de désigner leurs arbitres et de produire les éléments nécessaires à l'examen du dossier. Cette absence de réaction ne préjuge pas de l'issue de l'affaire, mais elle marque une nouvelle étape dans une procédure suivie de près par les acteurs du sport congolais.
Au-delà du cas de Me Freddy L'A Kombo, c'est toute la gouvernance du karaté congolais qui est aujourd'hui en question. Beaucoup espèrent que la décision du TAS permettra de mettre un terme à plusieurs mois d'incertitudes et de restaurer un climat de sérénité au sein de la discipline.
Cette affaire dépasse d'ailleurs le seul cadre de la FEKACO. Elle relance le débat sur la gouvernance des fédérations sportives en République démocratique du Congo, où plusieurs disciplines ont récemment connu des crises institutionnelles. Pour de nombreux observateurs, le respect de l'autonomie des fédérations, des textes réglementaires et des mécanismes de résolution des conflits demeure un enjeu majeur pour le développement du sport national.
Le verdict du Tribunal arbitral du sport est donc attendu avec une attention particulière. Au-delà de son impact sur la FEKACO, il pourrait constituer une référence pour la gestion des futurs litiges sportifs en RDC et contribuer à renforcer la culture du droit dans le mouvement sportif congolais.
Le Tremplin.
