La compétitivité de l’industrie locale en République démocratique du Congo reste freinée par des obstacles persistants. C’est le constat dressé ce mercredi 29 avril 2026 par le député Guy Mafuta Kabongo, président de la commission économique et financière (Ecofin) de l’Assemblée nationale, lors d’un échange en plénière en présence du ministre de l’Industrie, Justin Kalumba.
Au cœur de son intervention, deux défis majeurs : le coût élevé des produits fabriqués localement et une fiscalité jugée peu incitative. Selon Guy Mafuta, les biens produits en RDC peinent à rivaliser avec les importations, souvent moins chères sur le marché national. Une situation qui fragilise davantage les industries locales déjà confrontées à des contraintes logistiques et énergétiques.
Plus préoccupant encore, le député a souligné que cette pression fiscale a contribué à décourager de nombreux investisseurs. « Le gros de ceux qui produisent aujourd’hui dans les pays limitrophes avaient d’abord tenté d’organiser une activité économique au Congo, mais la fiscalité n’a pas aidé », a-t-il affirmé.
Ce constat met en lumière un paradoxe économique : alors que la RDC dispose d’un potentiel industriel considérable, une partie des investissements se détourne vers des pays voisins jugés plus attractifs. Une tendance qui, selon plusieurs analystes, freine la création d’emplois et limite la transformation locale des ressources.
Face à cette réalité, les attentes se tournent vers le gouvernement, appelé à engager des réformes structurelles pour alléger la pression fiscale et soutenir la production nationale. L’enjeu est de taille : créer un environnement propice à l’investissement et redonner un avantage compétitif au “Made in Congo”.
En attendant, le débat reste ouvert sur les leviers à activer pour relancer durablement l’industrie congolaise.
Le Tremplin