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Élections FECOFA : la campagne de diabolisation prend l’eau


À l’approche des élections au Comité exécutif de la FECOFA, certains candidats semblent avoir choisi un terrain glissant : celui de la diabolisation plutôt que celui des idées. Problème, cette stratégie tient rarement face aux faits, et encore moins face aux décisions de justice internationale.


Dans ce contexte, la sentence arbitrale du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) dans l’affaire TAS 2019/A/6425 Amadou Diaby c. Fédération Guinéenne de Football mérite d’être rappelée avec rigueur. Rendue le 13 août 2020 à Lausanne, cette décision est sans ambiguïté sur un point central : la sanction prononcée contre Amadou Diaby par la Commission d’éthique de la Fédération guinéenne de football a été purement et simplement annulée.


Le TAS a en effet partiellement admis l’appel de Diaby, invalidé la décision du 16 août 2019 et renvoyé l’affaire pour réexamen, tout en mettant les frais d’arbitrage à la charge de la Fédération guinéenne. Mieux encore, cette dernière a été condamnée à verser 10 000 francs suisses à Diaby pour couvrir ses frais de défense. Une telle issue n’a rien d’anodin : elle consacre une défaillance de la procédure initiale et rétablit les droits du dirigeant sportif.


Autrement dit, contrairement aux discours approximatifs distillés dans certains cercles, Amadou Diaby ne traîne pas une condamnation validée par les instances internationales. Les faits, eux, sont têtus.


Dans un climat électoral où les ambitions s’aiguisent, il serait plus utile, et plus digne, que les prétendants à la direction du football congolais présentent une vision claire :

comment relancer les compétitions nationales,

comment structurer la formation,

comment attirer des partenaires crédibles,

comment redonner de la valeur aux clubs et aux sélections.

Car au fond, c’est bien cela que les électeurs attendent : un projet, un bilan, une crédibilité.


S’attaquer à des profils comme Véron Mosengo Omba ou Amadou Diaby sans apporter la moindre preuve solide ni alternative concrète relève davantage de la diversion que du débat. Or, le football congolais, en crise depuis des années, ne peut plus se permettre ce luxe.


À la lumière de la sentence du TAS, une chose est claire : les accusations brandies contre Amadou Diaby ne résistent pas à l’épreuve des faits. Dès lors, la question reste entière pour ses détracteurs : quelle est votre offre pour le football congolais ? Le moment est venu d’élever le débat. Les électeurs jugeront.


Charles Masudi 


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