Le journaliste de Radio Okapi, média de la Monusco, Jean-Didier Ogobani, a fait l’objet, samedi 10 décembre 2021 à Sola dans la commune de Ngaliema d’une attaque orchestrée par un chauffeur taxi.
Cette attaque pour laquelle ce journaliste de la Radio Okapi a risqué la fracture de la jambe a eu lieu, alors qu’il se trouvait sur la moto en partance pour l’UPN pour se retrouver coincé par le chauffeur de taxi KIA immatriculé 5058AG/10 qui, au lieu de reconnaître la bavure s’est livré aux menaces en complicité avec un des passagers, se présentant comme un militaire, avec arme cachée sur sa ceinture.
“L’un des passagers à bord dudit véhicule, militaire de son état et ami au chauffeur précité, se joint à ce dernier pour proférer des menaces sérieuses à mon égard, disant : Je te connais, tu es de la MONUSCO, je te ferai du mal. D’ailleurs, dans l’Est du pays, on vous chasse. Nous allons nous rencontrer et tu verras”, témoigne la victime dans sa lettre adressée à la MONUSCO, parvenue à letremplin.infos.com
Jean Didier Ogobani se dit étonné d’être identifié, alors qu’il ne possédait aucun indice de la Monusco.
Ce, avant de se questionner sur l’intention qu’avait le chauffeur en le coinçant entre deux véhicules.
“La question qui me taraude l’esprit et à laquelle je n’ai pas encore de réponse est celle de savoir comment ce prétendu militaire a pu m’identifier alors que je n’avais aucun indice sur moi pouvant directement me lier à la MONUSCO. Le badge étant dans mon sac. Autre question qui me taraude l’esprit : le fait de me coincer entre deux véhicules n’était-il pas délibéré ?”, s’intereoge-t-il en soulignant l’existence d’une déposition faite la même date devant l’officier de police judiciaire du sous-commissariat de la police nationale.
A noter que les cas de menaces contre les hommes de la presse sont multiples. Le dernier en date concerne notamment un proche du pouvoir en place qui, pour n’avoir pas apprécié le traitement de l’information sur la santé du Chef de l’Etat par la radio Top Congo, a proféré des menaces contre le patron de l’organe, Christian Lusakweno.
Outre ce cas, il y en a d’autres qui ciblent la Monusco et son personnel. Le cas des manifestations anti-Monusco, observées depuis le 5 avril de cette même année dans les villes de l’Est du pays. Ce, en dépit de leur interdiction par le gouverneur du Nord-Kivu.
Le Tremplin