Un avion de la compagnie Tracep s’est écrasé vendredi 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango, faisant 16 morts, dont deux hauts responsables de la justice militaire congolaise. Aucun survivant n’a été enregistré.
Parmi les victimes figurent l’auditeur général des FARDC, le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, et le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende.
Selon des sources concordantes, les deux généraux se trouvaient à bord de l’appareil dans le cadre d’une mission officielle, accompagnés d’une délégation de magistrats militaires.
L’appareil, un Let-410 immatriculé 9S-GUC, appartenant à la compagnie Tracep et basé à l’aéroport de Ndolo, effectuait une rotation Ndolo-Kikwit-Ilebo-retour. Il transportait 16 personnes, dont quatre membres d’équipage.
D’après le président du conseil d’administration de la Régie des voies aériennes (RVA), Tryphon Kin-kiey Mulumba, l’avion a quitté Kikwit à 11h45 avant de s’écraser vers 13h14 à Kenge, alors qu’il se dirigeait vers Kinshasa.
Dans une publication sur X, Kin-kiey Mulumba affirme que le vol "n’avait pas été coordonné au départ par Kikwit" et que la tour de contrôle de N’Djili n’a été informée de la situation qu’à 14h00 par l’aéroport de Ndolo.
Les deux officiers généraux voyageaient en vertu de l’ordre de mission N° VPM/MDNAC/CAB/770/2026 du 19 août 2026, lequel avait reçu le visa du chef de la Maison militaire le 25 septembre, selon les éléments communiqués.
Les circonstances précises du crash restent à établir. Une enquête devra notamment déterminer les causes de l’accident, les conditions dans lesquelles le vol a été autorisé ainsi que la chaîne d’alerte ayant suivi le crash de l’appareil.
Le drame endeuille ainsi les FARDC et particulièrement la justice militaire congolaise, avec la disparition simultanée de deux de ses principaux responsables.
Le Tremplin
