Le mouvement "Sauvons la RDC", proche de l'ancien président Joseph Kabila, a rendu publique ce samedi une déclaration précisant les conditions qu'il juge indispensables à la tenue d'un dialogue national inclusif destiné à sortir le pays de la crise.
Dans ce document, le mouvement estime que le dialogue ne pourra produire des résultats crédibles que si plusieurs garanties politiques et institutionnelles sont réunies en amont.
Parmi les principales exigences figurent la désignation d'une médiation neutre, avec l'appui de l'Union africaine et des Nations unies, ainsi que l'organisation des assises dans un pays tiers afin de garantir leur impartialité.
Le mouvement réclame également un examen « sans tabou » des causes profondes de la crise congolaise, tout en insistant sur le caractère souverain et contraignant des résolutions qui découleraient du dialogue.
Sur le plan politique, "Sauvons la RDC" demande l'abandon de tout projet de révision ou de référendum constitutionnel avant l'ouverture des discussions. Il exige en outre des mesures de décrispation, notamment la libération des prisonniers politiques, la levée des interdictions visant certains partis politiques, le retour des exilés et la dissolution de la Force du progrès.
Le mouvement plaide aussi pour la mise en place d'un mécanisme international de suivi afin de veiller à l'application des engagements qui seront pris.
Enfin, le dernier préalable stipule que le dialogue ne doit pas se tenir sous l'autorité du président Félix Tshisekedi, une position qui pourrait alimenter davantage les débats autour des modalités d'organisation de ces concertations nationales.
Ces conditions interviennent alors que les appels à un dialogue inclusif se multiplient dans le pays, dans un contexte marqué par des tensions politiques persistantes et des défis sécuritaires majeurs.
Le Tremplin
