Le général Christian Tshiwewe Songesha a sollicité une liberté provisoire ou, à défaut, une liberté contrôlée devant la Haute Cour militaire, où son dossier est en cours d'examen.
À l'audience, son avocat, Me Parfait Kanyanga, a soutenu que son client, ancien chef d'état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), détient des informations relevant des secrets de la défense nationale. Selon lui, cette qualité rend inappropriée sa détention à la prison militaire de Ndolo, où il est en contact avec d'autres militaires.
La défense a également dénoncé les conditions de l'interpellation du général Tshiwewe. Me Parfait Kanyanga a affirmé que son client a été arrêté sans avoir été informé des faits qui lui sont reprochés, estimant qu'une telle situation porte atteinte à ses droits de la défense.
Par ailleurs, les avocats du général ont rejeté l'un des arguments avancés contre leur client, selon lequel il aurait été influencé par l'un de ses subalternes. Pour la défense, cette thèse est dénuée de logique, soutenant que, dans la hiérarchie militaire, c'est le supérieur qui exerce une influence sur ses subordonnés, et non l'inverse.
La Haute Cour militaire devra désormais se prononcer sur la demande de mise en liberté provisoire ou de liberté contrôlée, ainsi que sur les différentes exceptions soulevées par la défense dans cette affaire qui continue de retenir l'attention de l'opinion publique.
Le Tremplin
