L’Église du Christ au Congo (ECC) poursuit sa réflexion sur la question de la réforme de la Constitution. Réunis en Comité exécutif national extraordinaire le 5 juin 2026, les responsables de cette importante confession religieuse ont entendu, vendredi à Kinshasa, les arguments des partisans et des opposants à cette initiative, avant de rendre publique leur position attendue ce dimanche 7 juin.
Au cours de cette deuxième journée de consultations, l’ECC a reçu plusieurs personnalités politiques représentant les deux camps du débat. Du côté favorable à la réforme constitutionnelle, le professeur Jacques Djoli Eseng'Ekeli Mbata a présenté les motivations qui, selon lui, justifient une révision de la Loi fondamentale. En face, le président de l’ECiDé, Martin Fayulu, a exposé les raisons pour lesquelles une partie de l’opposition rejette cette démarche.
Selon le pasteur Moris Mondengo, directeur de cabinet adjoint du président national de l’ECC et directeur du service de communication de l’Église, cette série d’auditions vise à permettre aux responsables ecclésiastiques de disposer de tous les éléments nécessaires avant de se prononcer.
Nous avons estimé qu’il était important d’inviter ceux qui soutiennent et ceux qui s’opposent à cette démarche afin d’écouter leurs arguments respectifs. Les pères ont suivi les différentes interventions. À présent, ils vont poursuivre leur réflexion, a-t-il expliqué.
Face à un débat qui continue d’alimenter la scène politique congolaise, l’ECC entend jouer son rôle de force morale en apportant une lecture indépendante de la question. La déclaration finale du Comité exécutif national extraordinaire est annoncée pour ce dimanche 7 juin, une prise de position très attendue tant par la majorité présidentielle que par l’opposition et l’opinion publique.
Le Tremplin suivra de près cette annonce qui pourrait peser dans l’évolution du débat national autour de l’avenir de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Le Tremplin