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"Pas de troisième mandat" : l’opposition congolaise passe à l’offensive

 
Plusieurs figures de l’opposition politique congolaise, des organisations sociales ainsi que des personnalités indépendantes ont annoncé, mardi 19 mai à Kinshasa, la création de la coalition "Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel", en sigle "C64".


Dans une longue déclaration politique, les signataires disent vouloir faire barrage à toute tentative de révision ou de changement de la Constitution du 18 février 2006, qu’ils attribuent au président Félix Tshisekedi et à sa majorité.


Les initiateurs de cette coalition dénoncent une "dérive autoritaire" du pouvoir en place, qu’ils accusent de vouloir préparer un "coup d’État constitutionnel" dans le but de permettre au chef de l’État de se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat.


S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution, qui impose à tout Congolais de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la loi fondamentale, les opposants appellent à une mobilisation nationale pour "défendre la démocratie, l’alternance et l’État de droit".


Dans leur déclaration, les membres de la coalition évoquent également la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, les atteintes aux libertés fondamentales, les arrestations arbitraires ainsi que la crise sociale et économique que traverse la RDC.


Les signataires rejettent notamment toute initiative référendaire susceptible de modifier les dispositions verrouillées par l’article 220 de la Constitution, notamment celles liées à la limitation des mandats présidentiels. Ils exigent le retrait de toute proposition de loi référendaire visant, selon eux, à contourner les garde-fous constitutionnels.


Il n’y aura ni troisième mandat, ni glissement, ni changement de Constitution, affirme la coalition, qui considère Félix Tshisekedi comme étant à son "second et dernier mandat".


La plateforme annonce par ailleurs l’ouverture d’un "compte à rebours démocratique" avant la présidentielle de 2028 et appelle les Congolais à rester "en état d’alerte et de mobilisation permanente" pour soutenir les actions qu’elle entend mener "dans un cadre pacifique, démocratique et républicain".


Cette sortie politique intervient dans un contexte de vives tensions autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle en RDC, sujet qui continue de polariser la classe politique congolaise.


Le Tremplin




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