L’État-Major Général des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a annoncé, dimanche, la suspension du Général-Major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain de ses fonctions de porte-parole des FARDC, à la suite de propos tenus sur les antennes de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le samedi 27 décembre 2025.
Dans un communiqué officiel signé par le Lieutenant-Général Banza Mwilambwe Jules, Chef d’État-Major Général des FARDC, l’armée congolaise condamne fermement des déclarations qualifiées de stigmatisantes à l’égard de la communauté tutsi, estimant qu’elles sont incompatibles avec les valeurs républicaines et les missions constitutionnelles des Forces armées.
Des propos désavoués par la hiérarchie militaire
L’État-Major Général précise que les propos incriminés n’engagent nullement la position officielle de la République démocratique du Congo, ni celle du Commandant suprême des FARDC, le président de la République, encore moins celle du gouvernement.
Ces déclarations ne reflètent en rien la ligne officielle des institutions de la République et sont contraires à l’éthique, à la discipline et au professionnalisme exigés au sein des FARDC, souligne le communiqué.
Réaffirmation des valeurs républicaines
Face à cette situation, la hiérarchie militaire réaffirme sa détermination sans faille à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, tout en garantissant la sécurité de toutes les Congolaises et de tous les Congolais, sans distinction aucune, conformément à la Constitution.
L’État-Major insiste sur le fait que les FARDC demeurent une armée républicaine, unie et professionnelle, engagée dans l’accomplissement de sa mission, “jusqu’au sacrifice suprême”.
Dans un contexte sécuritaire sensible, l’armée congolaise appelle la population à faire preuve de cohésion nationale, à rejeter tout discours de haine et à soutenir les FARDC dans leur combat pour la paix et la stabilité du pays.
“L’unité et la cohésion nationales demeurent des piliers essentiels pour faire face aux défis sécuritaires auxquels la RDC est confrontée”, conclut le communiqué.
Le Tremplin