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"Qu'ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë et mourrai comme Socrate, pour la vérité et la justice" : Mutamba quitte l'audience en dénonçant une procédure inéquitable

 L'ancien ministre d'État, ministre de la Justice, Constant Mutamba, a créé l'événement ce lundi en quittant la salle d'audience où il comparaissait dans l'affaire de détournement présumé de deniers publics. Pour justifier sa décision, il a estimé que ses droits de la défense n'avaient pas été respectés, avant de lancer une déclaration qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux : "Qu'ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë et mourrai comme Socrate, pour la vérité et la justice."


Par cette référence à Socrate, le philosophe grec condamné à mort après avoir refusé de renoncer à ses convictions, Constant Mutamba affirme qu'il est prêt à assumer toutes les conséquences de ce qu'il présente comme un combat en faveur de la vérité et de la justice. Cette précision donne une portée plus politique et symbolique à son discours, dans lequel il se pose en défenseur de ces principes face à une procédure qu'il juge inéquitable.


Au cours de l'audience, l'ancien garde des Sceaux a dénoncé plusieurs irrégularités procédurales, estimant que les garanties d'un procès équitable n'étaient pas réunies. Considérant qu'il lui était impossible d'assurer sa défense dans ces conditions, il a choisi de quitter les débats.


Cette affaire, qui porte sur des accusations de détournement de fonds publics, reste l'un des dossiers judiciaires les plus suivis en République démocratique du Congo. Au-delà des faits reprochés à l'ancien ministre, le procès soulève également des interrogations sur le respect des droits de la défense et des principes du contradictoire, des éléments essentiels dans tout État de droit.


En invoquant Socrate et en affirmant être prêt à mourir « pour la vérité et la justice », Constant Mutamba inscrit sa défense dans une démarche qu'il présente comme un combat de principes. Il s'agit toutefois de sa position personnelle, alors que la justice poursuit l'examen des faits qui lui sont reprochés.


La procédure suit son cours et, conformément aux principes du droit, Constant Mutamba bénéficie de la présomption d'innocence tant qu'aucune décision de justice définitive ne l'a déclaré coupable.


Le Tremplin

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