L'annonce d'Air Congo de l'ouverture de deux vols hebdomadaires entre Kinshasa et Muanda, les vendredis et dimanches, à partir de 160 dollars américains, suscite une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
Si plusieurs internautes saluent le renforcement de la desserte intérieure, la majorité s'interroge sur le prix du billet, jugé excessif pour une liaison domestique de relativement courte distance. Pour ces internautes, ce niveau de tarification contribue à faire de l'avion un moyen de transport réservé à une élite, alors qu'il devrait être considéré comme un service de mobilité accessible, au même titre que le bus, le train ou le bateau.
De nombreux commentaires dénoncent une réalité bien connue en République démocratique du Congo : le coût élevé des billets d'avion sur les lignes nationales. Plusieurs observateurs estiment que la RDC figure parmi les pays où le transport aérien intérieur est le plus onéreux, malgré les difficultés de déplacement entre les différentes provinces et le manque d'alternatives fiables.
Pour ces critiques, des tarifs plus abordables permettraient non seulement de démocratiser le transport aérien, mais aussi de favoriser le tourisme, les échanges commerciaux et l'intégration économique du pays. Ils appellent ainsi les compagnies aériennes et les autorités compétentes à réfléchir à des mécanismes susceptibles de réduire le coût des billets afin de rendre ce mode de transport plus accessible au plus grand nombre.
En attendant une éventuelle révision des prix, le débat relancé par l'offre d'Air Congo illustre une nouvelle fois les défis du transport aérien en RDC, où le besoin de désenclaver les provinces se heurte encore au pouvoir d'achat limité de nombreux citoyens.
Le Tremplin
