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Haute Cour militaire : le procès Tshiwewe-Numbi s’ouvre sous de lourdes accusations

    

La Haute Cour militaire a ouvert, ce jeudi 4 juin à Kinshasa, l’instruction d’une affaire mettant en cause plusieurs officiers généraux et supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), poursuivis pour diverses infractions touchant notamment à la sûreté de l’État et à la discipline militaire.


Parmi les prévenus figurent le général d’armée Christian Tshiwewe Songesha, ancien chef d’état-major général des FARDC, et le général d’armée John Numbi Banza Tambo, ancien inspecteur général des FARDC. Au total, dix personnes sont visées par la procédure engagée devant la plus haute juridiction militaire du pays.

Identification des prévenus à l’audience

Présidée par le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, l’audience a débuté par les formalités d’usage relatives à l’identification des prévenus présents.


Ont comparu devant la Cour le général-major Maurice Nyembo Kufi, le général de brigade John Ngoy wa Kabila, le général de brigade John Sangwa Muhemedi, le colonel Guy Mukombozi Zahinda, le colonel Pathy Sangwa Lumbu ainsi que le colonel Christophe Tshibangu Kenge.


Concernant les prévenus absents, le ministère public a sollicité leur jugement par défaut. La Cour a fait droit à cette demande pour le général d’armée John Numbi, le général de brigade John Chinyabuuma Kamukinde et Pascal Nyembo Muyumba, ancien directeur général du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC), considérés comme étant en fuite.

Des accusations lourdes de conséquences

Au cours de l’audience, la greffière a donné lecture de l’extrait de rôle reprenant les infractions mises à charge des prévenus.


Selon l’acte de poursuite, ces derniers sont notamment poursuivis pour complot, trahison, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, violation des consignes, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et de munitions de guerre ainsi que pour incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.


À ce stade de la procédure, la Cour s’est limitée à notifier officiellement aux prévenus les faits qui leur sont reprochés, sans aborder le fond de l’affaire.

Renvoi au 25 juin pour les questions préliminaires

Après l’accomplissement de ces formalités, la Haute Cour militaire a renvoyé l’affaire au 25 juin 2026.


Cette prochaine audience sera consacrée à l’examen des questions préalables et des exceptions éventuelles avant l’ouverture des débats au fond. C’est lors de cette phase que la Cour entendra les explications des prévenus et examinera les éléments présentés par le ministère public ainsi que par les différentes parties au procès.


L’instruction à venir devra permettre d’éclairer les circonstances ayant conduit aux poursuites engagées contre ces anciens responsables militaires et d’établir, le cas échéant, les responsabilités pénales de chacun conformément aux règles du procès équitable.


Le Tremplin

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